Intervenant dans l’émission « Heure du bilan » sur la RTG, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Oumar Diouhé Bah, a présenté un état des lieux sans détour de la lutte contre les structures sanitaires clandestines en Guinée au titre de l’année 2025. Les chiffres avancés illustrent une action intensive menée sur l’ensemble du territoire.
Face à la multiplication de cliniques et cabinets opérant en marge de la loi, les autorités sanitaires ont renforcé leurs contrôles. Selon le ministre, ces établissements ne surgissaient pas par hasard : ils avaient été repérés depuis longtemps par les services compétents. « Les structures clandestines, les cliniques, les cabinets, tout cela était connu. Nous savions où et quand ces pratiques avaient lieu », a déclaré Dr Oumar Diouhé Bah, décrivant un phénomène persistant et difficile à contenir.
Les inspections réalisées au cours de l’année 2025 ont permis de mesurer l’ampleur de ce réseau parallèle. Sur les 130 structures visitées, 127 ont été fermées pour non-respect des normes sanitaires et réglementaires en vigueur. Le ministre a insisté sur la rigueur de ces opérations : « Pour 2025 seulement, nous avons visité 130 structures, dont 127 ont été fermées », a-t-il précisé.
Au-delà du bilan annuel, Dr Bah a évoqué les conséquences sur plusieurs années de lutte. Il a notamment mentionné un cumul portant sur l’exercice illégal de la médecine et ses répercussions sociales et sanitaires. « Si l’on remonte de manière cumulative, on estime à 171 le nombre de bénéficiaires concernés », a-t-il indiqué, sans plus de détails sur cette estimation.
Pour les autorités sanitaires, ces fermetures visent un objectif clair : protéger les populations en éliminant des pratiques médicales non autorisées, souvent à l’origine de complications graves. Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique assure que cette politique de contrôle se poursuivra afin d’assainir un secteur miné par les risques liés à l’illégalité.
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