L’Assemblée nationale du Burkina Faso a validé à l’unanimité un projet de loi visant à réaménager le calendrier des jours chômés et payés, ainsi que des journées de commémoration et de recueillement. Avec cette réforme, le nombre de jours fériés officiels passe de 15 à 11, permettant à l’État de réaliser une économie estimée à 16,88 milliards de FCFA pour l’année 2025 selon minute.bf.
Le ministre en charge du Travail, Mathias Traoré, a précisé que la loi ne reconnaît désormais que deux catégories : les jours chômés et payés et les journées de commémoration et de recueillement, qu’elles soient civiles, militaires, religieuses ou laïques.
Des journées dédiées à la mémoire et au recueillement
Certaines dates emblématiques sont désormais classées comme journées de commémoration :
- 3 janvier : Soulèvement populaire
- 4 août : Avènement de la Révolution démocratique et populaire
- 5 août : Proclamation de l’indépendance
- 15 octobre : Assassinat du président Thomas Sankara et de ses 12 compagnons
- 31 octobre : Journée des martyrs
- 1er novembre : Toussaint et fête de l’armée
Ces journées pourront être réaménagées par communiqué du ministre de la Fonction publique et du Travail et, si les circonstances l’exigent, une journée exceptionnelle pourra être déclarée chômée et payée.
Les jours chômés et payés maintenus
Parmi les jours chômés et payés figurent désormais :
- 1er janvier : Jour de l’an
- 8 mars : Journée de la femme
- 1er mai : Fête du Travail
- 15 mai : Fête des coutumes et traditions
- 15 août : Assomption
- 11 décembre : Fête nationale
- 25 décembre : Noël
- Les fêtes religieuses : Ascension, Maouloud, Ramadan et Tabaski
Selon le gouvernement, cette réforme contribue à mieux gérer les dépenses publiques, en limitant les coûts liés aux congés fériés et en réaffirmant l’importance des journées de mémoire nationale.
Un vote unanime pour une économie significative
Le texte a été adopté par les 70 députés présents, marquant un consensus autour de la nécessité de réduire les charges budgétaires liées aux jours chômés. Chaque jour férié supprimé représentait, selon le ministère de l’Économie, 4,22 milliards de FCFA dépensés inutilement.
Avec cette réforme, le Burkina Faso combine efficacité budgétaire et respect des dates symboliques, en recentrant l’attention sur les événements historiques et les moments de recueillement, tout en maintenant les fêtes majeures de la nation et les célébrations religieuses importantes.
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