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Présidentielle 2025 : la HAC félicite une presse guinéenne « responsable » et sans dérapages

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La salle de conférence de la Haute Autorité de la Communication (HAC) avait, ce mercredi 7 janvier 2026, l’atmosphère des jours où les institutions prennent le temps de regarder en arrière. Autour de Boubacar Yacine Diallo, président de la HAC, se trouvaient des directeurs de médias, des représentants d’associations professionnelles et de nombreux journalistes venus entendre un bilan qui, cette fois, se voulait plutôt positif, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.

À la faveur de la cérémonie d’échange de vœux, l’institution de régulation a tenu à reconnaître publiquement le rôle déterminant joué par la presse lors de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Un scrutin que son président n’a pas hésité à qualifier d’« historique ».

Un scrutin sans violences majeures, un fait rare en Guinée

En s’exprimant devant ses pairs de la corporation et les responsables d’organes, Boubacar Yacine Diallo n’a pas fui l’émotion. En tant qu’ancien journaliste, il a rappelé la difficulté pour le pays de tenir une élection apaisée, et mesuré la portée du moment.

« Pour la première fois, une élection présidentielle s’est tenue sans violences », a-t-il souligné, estimant que cette situation découlait en grande partie du comportement responsable des professionnels des médias.

Dans la salle, certains acquiesçaient discrètement, conscients d’avoir joué un rôle rarement reconnu : celui de garder un ton mesuré dans un contexte politiquement chargé.

Une presse privée saluée pour sa rigueur

Qu’il s’agisse de la radio, de la télévision ou des plateformes en ligne, la couverture médiatique de la campagne a été jugée à la hauteur. Fait notable : aucun média n’a été convoqué ni sanctionné pendant tout le processus électoral.

Pour le président de la HAC, cette absence de tensions entre régulateur et médias témoigne d’une maturation du secteur. « Vous avez travaillé librement, dans le respect des décisions prises, et avec un sens élevé des responsabilités », a-t-il déclaré. « Ce mérite appartient à la nation tout entière. »

Un modèle observé au-delà des frontières

L’expérience guinéenne n’est pas passée inaperçue sur le continent. Au sein du Réseau africain des instances de régulation, la coordination menée par les radios du pays, sous l’impulsion de l’Union des radios et télévisions libres de Guinée, a été particulièrement remarquée. La Guinée apparaît désormais comme un exemple possible en matière de gestion médiatique d’un processus électoral.

Dans la même lancée, le système guinéen de délivrance de la carte de presse professionnelle a été présenté comme un modèle susceptible d’être reproduit dans d’autres pays africains.

Un appel à maintenir le cap

Si l’heure était aux félicitations, l’avertissement n’était pas loin. Boubacar Yacine Diallo a rappelé que la liberté de la presse s’accompagne de responsabilités, et que les prochaines échéances électorales exigeront la même rigueur.

Une manière subtile de dire que le climat apaisé de décembre 2025 n’est pas un acquis définitif, mais le résultat d’efforts collectifs qu’il faudra poursuivre.

 

IAC, pour Laguinee.info

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