Mamadi Doumbouya a été officiellement déclaré président de la République de Guinée pour un mandat de sept ans par la Cour suprême, à l’issue d’une cérémonie solennelle organisée hier. À Kountia, localité de la commune de Sanoyah, plusieurs habitants ont exprimé leurs attentes vis-à-vis du nouveau chef de l’État, notamment dans les domaines de la jeunesse, de l’emploi, de l’assainissement, des infrastructures et de l’éducation.
Ousmane Alexy Ajavon, chef de carré du secteur Kountia-village, insiste sur la nécessité de créer des espaces dédiés à la jeunesse. « Nous voulons que la jeunesse soit en mouvement. Pour cela, l’État doit construire des centres culturels dans les quartiers et les communes. C’est important », explique-t-il. Il souligne également l’absence d’infrastructures communautaires dans la localité : « Aujourd’hui à Kountia, quand tu as envie de faire un mariage, il faut le faire dans les rues. S’il y avait des maisons de jeunes, elles permettraient d’employer des jeunes et seraient une source de revenus pour la localité. »
Sur les questions d’assainissement et d’infrastructures, Ibrahima Sory Kourouma, chargé des affaires sociales au bureau de la jeunesse du secteur, appelle à une action prioritaire. « Nous voulons qu’il rende la capitale Conakry propre. Notre capitale est sale et pleine d’ordures. Des odeurs nauséabondes sont partout. Ce n’est pas une bonne image pour notre pays », déclare-t-il. Il évoque également les difficultés liées à la circulation : « Nous n’avons pas de routes. La Guinée est l’un des rares pays dont la capitale n’a pas d’autoroute. C’est difficile de circuler dans ce pays. »
La question de l’emploi des jeunes figure également parmi les principales attentes. Alhassane Soumah, citoyen de Kountia, souhaite que le nouveau mandat mette l’accent sur ce point. « L’emploi jeune doit être une priorité. Je voudrais que ce mandat soit dédié à l’emploi des jeunes, faire en sorte que les jeunes travaillent, avoir un bon emploi et non être dans l’armée », affirme-t-il. Il appelle également à des mesures contre les inondations : « Il faudrait dégager toutes les constructions faites sur les chemins d’eau pour éviter des inondations. »
Ibrahima Sory Barry, quant à lui, plaide pour que l’éducation soit au cœur de l’action gouvernementale. « Il faut que le président fasse de l’éducation une priorité. Les enseignants doivent être très bien rémunérés, sinon ils ne peuvent pas bien dispenser leurs cours », précise-t-il. Il déplore aussi le manque de reconnaissance des diplômes guinéens : « Aujourd’hui, le diplôme guinéen ne vaut rien. Ce sont les diplômes sénégalais, ivoiriens et français qui sont les bienvenus en Guinée. Il faudrait que le président cherche à valoriser nos diplômes. »
À Kountia, ces différentes attentes reflètent les préoccupations quotidiennes des habitants, qui espèrent voir leurs conditions de vie s’améliorer au cours du nouveau mandat présidentiel.
IAC, pour Laguinée.info







