La République démocratique du Congo et le Liberia font leur entrée au Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2026-2027, marquant un renforcement de la représentation africaine au sein de l’organe chargé des questions de paix et de sécurité internationales. Les deux pays figurent parmi les cinq nouveaux membres non permanents officiellement accueillis vendredi, aux côtés de la Lettonie, de Bahreïn et de la Colombie.
Pour Kinshasa, ce mandat s’inscrit dans la continuité d’une longue expérience en matière de maintien de la paix. Pays hôte depuis plus de vingt ans de l’une des plus importantes missions onusiennes, la RDC entend mettre à profit cette réalité de terrain pour peser dans les débats. La vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a affirmé la volonté de son pays de contribuer activement aux réflexions sur l’avenir des opérations de paix des Nations Unies, en s’appuyant sur les enseignements tirés des succès comme des limites de ces mécanismes.
Le Liberia, pour sa part, arrive au Conseil de sécurité avec un message centré sur la diplomatie et le dialogue. Son représentant permanent auprès des Nations Unies, Lewis Garseedah Brown II, a rappelé que l’engagement de Monrovia repose sur une expérience nationale marquée par les conséquences de l’absence de médiation et de consensus. Le pays se dit déterminé à promouvoir le rapprochement des positions et une approche collective des crises internationales, dans le respect de la Charte des Nations Unies.
Élus pour un mandat de deux ans, les membres non permanents ne disposent pas du droit de veto, mais participent pleinement aux discussions et aux décisions du Conseil. À travers l’arrivée de la RDC et du Liberia, l’Afrique entend faire valoir des perspectives issues de contextes directement confrontés aux enjeux de sécurité, de stabilité et de paix durable.
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