Depuis plus de cinquante ans, la ville de Kankan vit dans l’ombre. Selon Elhadj Assa Mady Kaba, membre du conseil du Sotykemo, la ville « ne fait que sombrer dans le noir » depuis 1966, année où un incendie a gravement endommagé le service de l’énergie local.
Profitant de la visite d’une délégation du Directeur régional de la Génération pour la Modernité et le Développement, venue remercier les sages de la région pour leurs prières et invocations en faveur d’un scrutin présidentiel apaisé, Elhadj Kaba a souligné les difficultés persistantes liées à l’électricité.
« Depuis cet événement, l’électricité n’a jamais fonctionné normalement. Voir aujourd’hui un président à l’œuvre pour offrir à la population la lumière, un bien pour lequel le monde entier se bat, ne peut que susciter notre reconnaissance et nos bénédictions à son égard. Que Dieu lui accorde la force et la réussite », a-t-il déclaré.
Le conseiller a également rappelé l’importance du chemin de fer reliant Kankan à la capitale, Conakry, point qu’il considère essentiel pour le développement économique et social de la région.
« Nous serions pleinement satisfaits si la régularisation du chemin de fer de Kankan était également prise en compte », a-t-il ajouté.
Enfin, Elhadj Kaba a insisté sur la nécessité de relancer le projet coton dans l’ensemble de la Haute-Guinée, un secteur qui, selon lui, pourrait générer des emplois pour près de 70 % de la population active locale.
« Si ce projet renaît, près de 70 % de la population active pourrait en bénéficier, ce qui constituerait une avancée majeure pour le développement de la région », a-t-il précisé.
Un message clair et ambitieux, qui traduit les attentes des habitants de Kankan en matière d’électricité, d’infrastructures et d’opportunités économiques.
Kankan, Mohamed Lamine Yansané pour laguinee.info







