La publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle guinéenne, hier mardi soir par la Direction générale des élections (DGE), a immédiatement suscité des réactions. Abdoulaye Yéro Baldé, candidat du FRONDEG, classé deuxième selon ces chiffres, a vivement contesté les résultats et annoncé son intention d’engager une procédure devant la Cour suprême.
Dans une déclaration solennelle, le candidat a dénoncé ce qu’il qualifie de « suppression de la souveraineté du citoyen » : « Les résultats officiels annoncés ne reflètent pas votre volonté. Là où les citoyennes et les citoyens ont pu voter librement, le verdict populaire a été clair : le peuple nous a placés en tête », a-t-il affirmé.
Abdoulaye Yéro Baldé a insisté sur le caractère pacifique de sa démarche et sur sa volonté de privilégier la voie juridique : « Notre lutte est politique ; elle est stratégique ; elle est tournée vers la construction, pas vers la destruction. Diriger, c’est savoir quand la pression existe — et savoir quand ne pas la relâcher, sans jamais sacrifier des vies. »
Le candidat a rappelé le mandat civil que lui auraient accordé les électeurs : « Le message envoyé par les Guinéens n’était pas un appel au désordre. C’était un appel à des solutions : des écoles et des enseignants, des hôpitaux et des soignants, des emplois pour la jeunesse, des routes et des infrastructures, de l’énergie, et un État qui fonctionne avec discipline, efficacité et intégrité. »
Il a également souligné que la stabilité nationale dépendrait d’une représentation civile légitime : « Toute démarche sérieuse visant à faire avancer le pays doit passer par la représentation civile issue de cette élection et par le respect de la voix des citoyens. Il n’y a pas de paix durable dans l’injustice, pas d’avenir solide dans le mensonge. »
Les équipes juridiques du FRONDEG sont désormais mobilisées pour contester officiellement les résultats devant la Cour suprême, marquant ainsi le début d’une bataille judiciaire qui pourrait prolonger l’incertitude autour de l’issue finale du scrutin.
Abdoulaye Yéro Baldé conclut : « L’avenir de la Guinée sera décidé par les Guinéens. Les gouvernements passent. Le peuple reste. Et nous restons avec lui. »
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