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Distribution de motos aux imams : Kalil Camara rappelle que c’est interdit par la loi

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Le juriste Kalil Camara s’est récemment penché sur un phénomène observé pendant la campagne électorale : la distribution de motos à certains imams. Selon lui, « la corruption électorale [est] prévue par la loi, mais méconnue ou ignorée dans la pratique en Guinée ».

Kalil Camara explique : « La corruption électorale est l’achat de conscience pendant la campagne électorale, consistant à influencer le vote des électeurs. Autrement dit, il s’agit pour les candidats ou leurs soutiens de distribuer l’argent ou des biens aux citoyens à des fins de campagne électorale. »

Il souligne que « cette pratique [est] vivement accueillie en Guinée » mais rappelle fermement qu’elle « est pourtant condamnée par la loi ». L’article 60 du Code électoral est clair : « Il est interdit de procéder à des distributions d’argent ou de biens, des dons à des fins de campagne électorale. »

Pourtant, poursuit Kalil Camara, « il se trouve que suite à l’appel d’un imam, certains ont distribué des motos aux imams à l’occasion de la campagne électorale ». Il avertit que ces actions constituent une violation directe de la loi et une forme manifeste de corruption électorale.

Le juriste insiste : « Toute distribution de biens ou d’argent pour influencer le vote des électeurs peut entraîner des sanctions pénales et compromettre la crédibilité des élections ». Selon lui, le respect strict de ces dispositions légales est essentiel pour garantir un processus électoral transparent et impartial.

Kalil Camara conclut en rappelant que la lutte contre la corruption électorale ne doit pas être théorique : « Les citoyens et les acteurs politiques doivent être vigilants pour préserver l’équité et la légitimité du scrutin. »

Laguinee.info

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