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Bénin : l’ONU alerte sur des réformes « excluantes » après le coup d’État manqué

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La tentative de coup d’État du 7 décembre au Bénin a rappelé brutalement que la stabilité politique dans la région reste fragile. Barrie Freeman, représentante spéciale adjointe de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, tire la sonnette d’alarme : des réformes perçues comme excluantes risquent d’alimenter le mécontentement populaire et de fragiliser le pouvoir.

« Les réformes de gouvernance qui excluent une partie des citoyens sapent la légitimité de l’État et nourrissent les frustrations », a averti Mme Freeman, alors que le pays se prépare à des élections présidentielles et législatives début 2026. Une mise en garde qui prend tout son sens à quelques jours de la mutinerie.

Marc Hermanne Gninadoou Araba, représentant permanent du Bénin auprès de l’ONU, insiste : le coup manqué n’est pas un incident isolé. Il s’inscrit dans un contexte régional où la faiblesse institutionnelle est criante et où les mécanismes de prévention des atteintes à l’ordre constitutionnel restent insuffisants.

Pour sa part, le président Patrice Talon assure qu’aucune fraction majeure de l’armée n’a soutenu la mutinerie. Le Bénin a toutefois dû compter sur l’appui de la France et du Nigeria pour neutraliser les mutins, preuve que la stabilité nationale peut encore dépendre d’interventions extérieures. Plus de 30 personnes liées à la tentative de coup d’État ont été arrêtées.

Cet épisode, survenu quelques jours après le coup de force en Guinée-Bissau, illustre à quel point les institutions ouest-africaines sont vulnérables et combien la transparence et l’inclusion dans les réformes ne sont pas des options, mais une urgence.

Laguinee.info

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