Réunis ce dimanche 14 décembre 2025 au Nigeria, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se penchent sur une succession de crises qui fragilisent la sous-région. Entre coups d’État, tentatives de déstabilisation institutionnelle et progression de l’insécurité, l’organisation régionale est confrontée à l’un de ses tests les plus complexes de ces dernières années.
Le calendrier de cette rencontre n’est pas anodin. Elle se tient dans un climat de fortes tensions, marqué par le renversement du président Umaro Sissoco Embalo en Guinée-Bissau et par une tentative de coup d’État déjouée au Bénin, le 7 décembre, visant le président Patrice Talon. Parallèlement, la menace sécuritaire continue de s’étendre dans le nord des pays côtiers ouest-africains, longtemps épargnés mais désormais exposés aux incursions de groupes armés.
Au-delà de l’analyse de ces événements récents, le sommet doit permettre aux dirigeants de définir une réponse collective face à la recrudescence des ruptures de l’ordre constitutionnel. Parmi les dossiers sensibles figure la présence de 200 éléments de la force en attente de la Cédéao, déployés au Bénin à la suite de la tentative de putsch. Le maintien ou le retrait de ce dispositif fait l’objet de discussions, dans un contexte où la prévention des crises devient une priorité affichée.
Présidée pour la première fois par le chef de l’État sierra-léonais Julius Maada Bio, la session marque également la clôture des activités commémoratives du cinquantenaire de la Cédéao. Un symbole fort pour une organisation qui, cinquante ans après sa création, est appelée à redéfinir ses mécanismes de réponse face aux défis sécuritaires et politiques contemporains.
Les décisions issues de ce sommet sont attendues avec attention, tant par les États membres que par les populations de la sous-région, confrontées aux conséquences directes de l’instabilité sur la sécurité, l’économie et la gouvernance.
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