La Confédération des États du Sahel (AES) a annoncé ce lundi qu’un aéronef militaire nigérian a été contraint d’atterrir à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, après une situation d’urgence survenue en vol. L’appareil, un C130 de l’Armée de l’Air de la République fédérale du Nigéria, transportait deux membres d’équipage et neuf passagers, tous militaires.
Selon un communiqué officiel de l’AES, l’enquête menée par les autorités burkinabè a révélé que l’avion ne disposait d’aucune autorisation de survol du territoire national, constituant ainsi une violation manifeste de l’espace aérien confédéral et de la souveraineté des États membres.
La Confédération a fermement condamné cet acte, qu’elle qualifie d’« inamical » et contraire au droit international ainsi qu’aux règles de l’aviation civile et militaire. Elle a assuré que toutes les dispositions ont été prises pour garantir la sécurité de son espace aérien, la protection de l’intégrité territoriale de ses États membres et la sécurité de leurs populations.
En conséquence, et sur instruction des Chefs d’État, les défenses aériennes et antiaériennes de l’espace confédéral ont été mises en alerte maximale. Conformément à la Déclaration du Collège des Chefs d’État en date du 22 décembre 2024, elles sont autorisées à neutraliser tout aéronef qui violerait de nouveau l’espace aérien confédéral.
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