À trois semaines du scrutin présidentiel, la scène politique guinéenne est de nouveau secouée par une disparition. Massa Douago Guilavogui, directeur adjoint de campagne du Bloc Libéral (BL) de Dr Faya Millimouno, a été enlevé dans des circonstances encore non élucidées. Un acte que le candidat du Front démocratique de Guinée (FRONDEG), Abdoulaye Yéro Baldé, qualifie d’« inacceptable ».
Dans un message adressé à ses compatriotes « Guinéens et Guinéennes », le candidat souligne la gravité du contexte : « À un moment où notre pays se prépare à un rendez-vous électoral majeur, nos concitoyens continuent d’être victimes d’enlèvements. » Il rappelle que plusieurs personnalités et citoyens ont déjà été ciblés ces derniers mois, citant notamment « M. Foniké Mengué, M. Billo Bah, M. Habib Marwane Camara, M. Sadou Nimaga, Djeliman Kouyaté, Sannasy Keita, les enfants de l’artiste Elie Kamano et de plusieurs autres ».
Pour Abdoulaye Yéro Baldé, ces événements successifs « ne sont pas de simples faits divers ». Il estime qu’il s’agit de pratiques « répétées et ciblées » qui « menacent la stabilité sociale, sapent la confiance citoyenne et défigurent le paysage démocratique que nous aspirons à construire ».
Il affirme que ces enlèvements vont « à l’encontre des valeurs républicaines que nous défendons » et qu’ils « fragilisent la crédibilité du processus électoral en cours ». Face à cette situation, le leader du FRONDEG « exprime sa profonde préoccupation » et « condamne fermement ces dérives incompatibles avec l’État de droit ».
Dans sa prise de position, il en appelle directement aux autorités de la transition, les invitant à « assumer pleinement leurs responsabilités ». Il formule trois exigences prioritaires :
« faire toute la lumière sur l’enlèvement de Massa Douago Guilavogui ainsi que tous les citoyens dans la même situation » ;
« élucider l’ensemble des cas antérieurs » ;
« garantir enfin la sécurité de tous les acteurs politiques, sociaux et de tous les citoyens ».
Pour le candidat, la dérive sécuritaire actuelle fait peser un risque grave sur la liberté d’expression et la participation politique. « La Guinée ne doit pas devenir un pays où l’on fait taire les voix discordantes. Notre patrie mérite mieux, et nos citoyens aussi », prévient-il.
Abdoulaye Yéro Baldé conclut en réaffirmant son engagement personnel et celui de son équipe : « Mon équipe et moi réaffirmons notre engagement pour un climat politique apaisé, respectueux des libertés et protecteur de chaque Guinéenne et Guinéen. »
Laguinee.info







