Les Ougandais se rendront aux urnes le 12 janvier 2026 pour élire leur président. Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, se présente pour un septième mandat à la tête du pays. Âgé de 81 ans, il doit son maintien prolongé au pouvoir à plusieurs amendements constitutionnels qui ont levé les limitations de mandats et l’âge maximal pour la présidence.
En 2005, Museveni avait fait supprimer la limite du nombre de mandats, ce qui lui avait permis de briguer un troisième mandat. Treize ans plus tard, en 2018, il avait fait tomber la limite d’âge, avant de remporter son sixième mandat lors de l’élection présidentielle de 2021.
Le scrutin de janvier prochain mettra à nouveau face à face le président sortant et son principal rival, Bobi Wine, âgé de 43 ans, dans un duel qui ravive les tensions politiques observées lors des précédentes élections.
Ce processus électoral se déroule dans un climat de répression. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé son inquiétude face aux « manœuvres répressives » visant l’opposition et les médias. Cité par RFI, M. Türk a appelé les autorités ougandaises à mettre fin à ces pratiques pour permettre aux citoyens d’exercer « pleinement et pacifiquement » leur droit de participer aux affaires publiques le jour des élections et après celles-ci.
Ironie de l’histoire, Yoweri Museveni avait lui-même déclaré, il y a près de quarante ans, que le véritable problème de l’Afrique n’était pas sa population, mais « les dirigeants qui veulent rester au pouvoir trop longtemps ». Aujourd’hui, cette déclaration résonne avec force alors que le président ougandais s’apprête à briguer un nouveau mandat.
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