Le Président Mamadi Doumbouya a procédé, ce jeudi 4 décembre 2025, à la nomination d’une nouvelle équipe de magistrats à la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Cette décision met fin au « vide institutionnel » qui paralysait l’institution depuis plusieurs mois et relance officiellement la machine judiciaire chargée de traiter les dossiers de corruption et de crimes financiers.
Ces nominations surviennent alors que de nombreux dossiers en instance restent bloqués. Les renvois répétés, notamment au niveau de la chambre des appels, ont alimenté les critiques. Plusieurs décisions avaient été reportées en raison d’incomplétudes relevées dans les procédures au sein même de la cour, accentuant les inquiétudes sur la capacité de la CRIEF à mener à terme les affaires engagées.
Une réorganisation complète de la Cour
La nouvelle équipe couvre l’ensemble des chambres et organes de poursuite de la CRIEF.
Présidence de la Cour
Président : M. Francis Kova Zoumanigui
Chambre de l’Instruction
Président : M. Robert Ouéndéno
Membres : M. Albert Nouramou, M. Lansana Soumah
Chambre de Jugement
Président : M. Yagouba Conté
Conseillers : M. Fodé Kadjali Keïta, M. Kandia Doumbouya
Chambre spéciale de contrôle de l’instruction
Président : M. Mamoudou Diakité, ancien président du TPI de Gaoual
Conseillers : M. Aboubacar Conté, M. Célestin Camara
Chambre des appels
Conseillers :
M. Daye Mara
M. Lansana Cissé
M. Raymond Bamba Kamano, ex-juge d’instruction à Pita
M. Mamady Doumbouya, ancien conseiller à la Cour d’appel de Kankan
Mme Fatoumata Diallo, ex-juge au TPI de Kaloum
Parquet spécial
Procureur spécial : M. Aly Touré
Substituts :
Mme Aminata Kaba
M. Ousmane Sanoh
M. Mohamed Bangoura, ancien substitut du procureur au TPI de Kindia
Une étape attendue pour relancer les procédures
La reconstitution de la Cour vise à rétablir la continuité du travail judiciaire après plusieurs mois d’immobilisme. L’enjeu est de taille : la CRIEF concentre certains des dossiers les plus sensibles du pays, liés à la gestion publique, au détournement de fonds et aux pratiques financières illicites.
Avec cette nouvelle équipe, l’exécutif entend lever les obstacles qui ont freiné le fonctionnement normal de la juridiction. Les prochains mois permettront de mesurer la capacité de la CRIEF à résorber les retards accumulés et à restaurer la confiance dans la lutte contre la corruption en Guinée.
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