Le Conseil des ministres, réuni ce jeudi 4 décembre 2025 sous la présidence d’Ibrahim Traoré, a adopté un projet de loi portant relecture du code pénal. L’annonce la plus marquante de cette réforme est le rétablissement de la peine de mort pour certaines infractions jugées particulièrement graves.
Le ministre de la Justice et des Droits humains, Edasso Rodrigue Bayala, a précisé que cette peine, ainsi que sa procédure d’exécution, s’appliquera notamment aux actes de trahison, terrorisme et espionnage. Selon lui, cette mesure vise à “répondre aux aspirations profondes du peuple” et à renforcer l’efficacité de la justice.
Le projet de loi comporte également d’autres dispositions importantes :
Répression des pratiques homosexuelles, avec le travail d’intérêt général désormais reconnu comme peine autonome.
Augmentation des amendes : le minimum en matière délictuelle passe de 250.000 à 500.000 francs CFA.
Renforcement des sanctions routières pour réduire les accidents liés aux comportements des usagers.
Peines plus sévères pour les crimes économiques, jusqu’à la réclusion à perpétuité pour des détournements ou actes de corruption supérieurs à 5 milliards de francs CFA.
Le gouvernement a décidé de transmettre le projet de loi à l’Assemblée législative de transition pour examen et adoption, marquant ainsi une étape majeure dans la révision du cadre juridique burkinabè et le renforcement de la répression des crimes graves.
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