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Un an après la disparition de Habib Marouane Camara, Cellou Dalein Diallo interpelle les autorités

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Un an après l’enlèvement du journaliste Habib Marouane Camara, l’affaire reste sans réponse et continue de susciter des interrogations. Dans une déclaration publiée ce 3 décembre 2025, l’opposant Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), s’est souvenu du reporter disparu et a dénoncé l’absence d’avancées dans le dossier.

Habib Marouane Camara avait été enlevé dans la nuit du 3 décembre 2024 à Conakry par des hommes en uniforme. Depuis cette date, aucune trace. « Un an de silence. Un an d’angoisse pour sa famille et ses proches », rappelle Cellou Dalein Diallo, qui estime que cette disparition constitue un tournant sombre pour la liberté de la presse en Guinée.

Selon lui, les autorités n’ont fait preuve d’aucune diligence. « Les autorités administratives et judiciaires n’ont fourni aucun effort pour identifier les auteurs de cet enlèvement ou le lieu de détention de la victime », déplore-t-il, mettant en cause ce qu’il qualifie de défaillance volontaire de l’État dans la conduite de l’enquête.

L’opposant situe également cette affaire dans un contexte plus large. Il rappelle que Habib Marouane Camara « n’est pas le premier, sous le CNRD, à être victime de cette pratique de disparition forcée ». Il cite les cas de Foniké Menguè et Billo Bah, disparus en juillet 2023, ainsi que celui de Saadou Nimaga, introuvable depuis octobre 2024. « On est toujours sans nouvelles des quatre », note-t-il, dénonçant une méthode qu’il attribue à la junte. « C’est une pratique dont la junte se sert pour faire taire définitivement les voix dissonantes et pour entretenir le climat de terreur indispensable à la confiscation du pouvoir politique », accuse-t-il.

À l’occasion de ce premier anniversaire, l’ancien Premier ministre dit vouloir témoigner de son soutien aux proches du journaliste. « En ce triste premier anniversaire de l’enlèvement de Marouane, je tiens à exprimer ma solidarité totale avec sa famille, ses collègues de la presse et l’ensemble du peuple de Guinée », écrit-il.

Cellou Dalein Diallo réitère enfin son appel à la vérité et à la justice : « J’exige, avec eux, que la lumière soit faite et les responsabilités situées pour que justice soit rendue. »

Un an après la disparition de Habib Marouane Camara, les attentes restent intactes et les familles continuent de réclamer une réponse de l’État sur le sort des disparus.

Laguinee.info

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