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Accusé de viol en 2021, il devient chef de cabinet : la polémique enfle autour de Robert Sarah Koulémou

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La nomination récente de Robert Sarah Koulémou à un poste d’intérêt public au ministère de la Jeunesse et des Sports continue de susciter une forte polémique. Mis en cause pour des accusations de viol en 2021, inculpé puis placé sous contrôle judiciaire, M. Koulémou n’a toujours pas été jugé trois ans après l’ouverture du dossier. Aucune décision judiciaire n’a pour l’instant été rendue.

Cette controverse s’est amplifiée après sa participation, la veille, à une activité de sensibilisation contre les violences basées sur le genre dans le cadre des 16 jours d’activisme. Une présence vivement commentée par les organisations de défense des droits, qui soulignent la contradiction entre son engagement public et les accusations non élucidées.

Pour Kadiatou Konaté, activiste guinéenne des droits de l’homme et et membre du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée, la situation traduit un problème profond dans la gestion des affaires publiques. « C’est extrêmement dangereux de normaliser les violences à ce point », alerte-t-elle. Elle estime que cette nomination envoie « le message qu’on peut être accusé de viol et être promu à un poste stratégique, sans qu’aucune vérité judiciaire ne soit établie ».

Selon elle, l’absence totale d’avancée judiciaire constitue un motif supplémentaire d’indignation. « Trois ans après ces accusations, le dossier n’a toujours pas été jugé. Ni nous en tant que partie civile, ni notre avocat n’avons été informés d’un quelconque procès », rappelle-t-elle. Les retards successifs, d’abord justifiés par les vacances judiciaires puis par la priorité accordée au procès du 28 septembre, ont laissé place à « un silence total».

L’activiste insiste également sur la responsabilité morale des institutions publiques. « En tant qu’organisations de jeunesse, nous méritons de savoir avec qui nous travaillons. Nous méritons la justice », déclare-t-elle, soulignant la nécessité d’une transparence minimale dans l’attribution des postes publics touchant à la jeunesse.

Elle appelle enfin directement Robert Sarah Koulémou à prendre ses responsabilités : « S’il se considère réellement innocent dans ce dossier et sincère dans son combat contre les VBG, qu’il demande la tenue rapide de son procès, en toute transparence, pour le prouver au tribunal ». À défaut, estime-t-elle, « cette nomination restera problématique pour toutes celles et ceux qui se battent chaque jour pour leurs droits, leur vie et leur survie dans ce pays plein d’injustices ».

Laguinee.info

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