Alors que le week-end a été marqué par quelques manifestations spontanées dans la capitale bissau-guinéenne, une délégation de chefs d’État ouest-africains est arrivée lundi 1er décembre à Bissau. À sa tête, Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone et actuel président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Cette mission de haut niveau vise à discuter avec les militaires au pouvoir des conditions d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel, après le coup d’État du 26 novembre. La CEDEAO, qui adopte une politique de tolérance zéro face aux changements anticonstitutionnels de gouvernement, a qualifié le putsch de menace directe pour la stabilité de la Guinée-Bissau et de la région. Elle a par ailleurs averti qu’elle se tient prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour rétablir la gouvernance constitutionnelle dans le pays.
Cependant, les nouvelles autorités bissau-guinéennes ont déjà commencé à consolider leur pouvoir. Le général Horta Inta-a, qui a prêté serment comme président de la transition pour un mandat d’un an, a nommé son gouvernement dès le samedi 29 novembre 2025. Celui-ci compte 23 ministres et cinq secrétaires d’État.
La CEDEAO exige des militaires qu’ils publient les résultats de l’élection présidentielle et qu’ils présentent un calendrier précis pour le retour à la normalité constitutionnelle. La suite des discussions déterminera si la pression régionale pourra accélérer la transition ou si les militaires maintiendront leur mainmise sur le pays.
La situation reste donc sous haute surveillance, la communauté internationale scrutant chaque mouvement à Bissau, où le calme apparent masque des tensions toujours présentes.
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