Michel Pépé Balamou, 2ᵉ Secrétaire général Adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) et Secrétaire Général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), a présenté sa démission ce vendredi, mettant en lumière des tensions internes au sein de la centrale syndicale.
Dans sa lettre adressée au président et au secrétaire général de l’USTG, Michel Pépé Balamou précise :
« C’est avec regret que je vous présente ma démission de mon poste de 2ᵉ Secrétaire Général Adjoint chargé de la Formation et de l’Éducation Ouvrière au sein du Bureau Exécutif National de l’USTG. »
Il explique que sa décision repose sur plusieurs motifs :
Détournement de mission : « Je constate que notre centrale syndicale ne défend plus les intérêts matériels et moraux des travailleurs de Guinée, mais se consacre désormais à des intérêts personnels inavoués. »
Violation des libertés syndicales : il critique la circulaire de l’USTG demandant la suspension de toutes les grèves jusqu’au 31 janvier 2026, qu’il considère comme « une violation flagrante de la Convention 87 de l’Organisation Internationale du Travail sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical. »
Manque de transparence et clanisme : « La gestion opaque des affaires internes, la discrimination flagrante dans le traitement des fédérations syndicales et syndicats nationaux affiliés, ainsi que le clanisme érigé en mode de gouvernance… sont contraires aux valeurs essentielles de la lutte syndicale : justice sociale, solidarité, intégrité, transparence et équité. »
Michel Pépé Balamou indique par ailleurs que le SNE pourrait se désaffilier de l’USTG. « La désaffiliation du Syndicat National de l’Éducation (SNE) de l’USTG fera l’objet d’une large consultation des membres de son Bureau Exécutif National ainsi que des responsables syndicaux des communes de Conakry et des préfectures de l’intérieur du pays. »
Cette démission intervient alors que le SNE, en tant que membre de l’Intersyndicale de l’Éducation, est engagé dans des négociations avec le gouvernement concernant le statut particulier révisé, l’intégration des enseignants contractuels et le déblocage des arriérés de salaires. La circulaire de l’USTG suspendant les grèves jusqu’au 31 janvier 2026 a été mal accueillie par certains syndicats affiliés.
Michel Pépé Balamou conclut sa lettre en rappelant son attachement à la cause des travailleurs et à la nécessité de défendre leurs droits dans le cadre légal et syndical existant.
Laguinee.info







