spot_img
spot_img
spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
spot_img

Coopération universitaire : la Guinée et la France signent un accord stratégique pour moderniser les universités guinéennes

spot_imgspot_imgspot_img

À LIRE AUSSI

Le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Alpha Bacar Barry, et l’Ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, ont signé ce lundi 24 novembre 2025 une convention de subvention consacrant le lancement du Projet FEF Coopération universitaire franco-guinéenne (COOPÉRATIVE). Cette initiative marque une étape déterminante dans la modernisation de l’enseignement supérieur guinéen et dans le renforcement d’un partenariat académique structurant entre les deux pays.

Le programme repose sur quatre axes principaux : la mobilité des enseignants-chercheurs, la co-construction de programmes de formation, la transformation numérique des pratiques pédagogiques, et le développement de l’entrepreneuriat étudiant. Ces leviers visent à renforcer les capacités académiques, améliorer la qualité de l’enseignement et aligner les institutions guinéennes sur les standards internationaux contemporains.

Lors de son intervention, rapporte le ministère, Luc Briard a salué cette avancée dans la coopération franco-guinéenne : « Je suis très fier de cette signature, qui renouvelle l’engagement de la France à accompagner la jeunesse guinéenne ». Évoquant le projet Simandou 2040 et le Sommet africain sur l’intelligence artificielle, il a rappelé que la Guinée « s’impose aujourd’hui comme un acteur majeur dans les domaines de la recherche, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur ».

Le diplomate a précisé que le projet FEF traduit une écoute attentive de la vision portée par le ministre Alpha Bacar Barry, constituant un programme « précis dans sa structure, mais suffisamment ouvert pour permettre une co-construction profonde avec les partenaires guinéens, des secteurs public et privé ».

Pour Alpha Bacar Barry, cette convention est un levier essentiel pour amplifier les réformes engagées ces dernières années : « Ce projet ouvre nos universités à des partenariats structurants avec les institutions françaises, tout en renforçant les initiatives que nous avons déjà entreprises ».

Le ministre a rappelé que le Président de la République a récemment doté les enseignants-chercheurs d’ordinateurs équipés, favorisant l’adoption de nouvelles méthodes pédagogiques. Le projet FEF permettra aux enseignants de concevoir leurs contenus, de digitaliser leurs cours, et de s’intégrer pleinement aux environnements virtuels d’apprentissage.

Il a également souligné l’importance des technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, pour virtualiser les enseignements, élargir l’accès aux ressources et pallier les contraintes structurelles, comme le déficit d’infrastructures.

Le volet entrepreneuriat figure parmi les priorités du gouvernement. Le ministre a insisté sur la formation d’étudiants « innovants, orientés vers l’action », capables de devenir créateurs d’entreprises et d’emplois. À long terme, cette dynamique doit permettre l’émergence d’une génération de capitaines d’industrie, renforçant la souveraineté économique nationale.

Le pilier de la mobilité académique facilitera l’accès des enseignants-chercheurs guinéens aux standards internationaux, tout en offrant aux enseignants français l’opportunité de s’immerger dans les réalités locales. Cette mobilité accélérera la qualification des programmes, en particulier les masters, et favorisera la création de nouveaux programmes doctoraux, essentiels à la montée en gamme du système universitaire guinéen.

Le Projet FEF Coopération universitaire constitue ainsi un outil stratégique pour moderniser l’enseignement supérieur guinéen, renforcer la coopération franco-guinéenne et former une nouvelle génération d’étudiants et d’enseignants compétents et innovants.

Laguinee.info

- Advertisement -
spot_img
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS