L’opposant Cellou Dalein Diallo tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Face aux disparitions non élucidées d’activistes et à l’incarcération de figures politiques, l’ancien Premier ministre dénonce ce qu’il qualifie de “folie liberticide de la junte”, appelant les Guinéens à refuser la banalisation de ces dérives.
Depuis plusieurs mois, le sort de Foniké Mengué, Billo Bah, Marouane Camara et Sadou Nimaga demeure une énigme. Aucun signal officiel, aucune clarification, aucun signe de vie. Une situation que Cellou Dalein Diallo décrit comme insoutenable.
« Aujourd’hui, où sont les droits et libertés des citoyens ? Où sont Foniké Mengué, Billo Bah, Marouane Camara, Sadou Nimaga ? », interroge-t-il, tout en rappelant qu’ignorer ces cas reviendrait, selon lui, à “trahir un devoir moral”. Il insiste : ces hommes sont “victimes de leurs convictions” et leur absence continue d’inquiéter. « Nul ne sait aujourd’hui s’ils sont vivants ou non », s’alarme-t-il, soulignant qu’ils restent au cœur des préoccupations de “ceux qui ne les oublient pas”.
À ces disparitions s’ajoute un autre dossier brûlant : celui d’Aliou Bah. “Le pauvre Aliou Bah, où est-il ?”, lance Dalein. Le président du MoDeL est détenu et condamné à deux ans de prison ferme. Pour l’opposant, ce verdict illustre une dynamique inquiétante : la criminalisation de l’engagement politique. “On ne peut pas ne pas parler de lui. C’est un devoir”, insiste-t-il.
Cellou Dalein rappelle également les cas de citoyens tués “froidement” lors de manifestations contre les coupures d’électricité. Pour lui, l’absence de justice dans ces dossiers ajoute une couche supplémentaire à ce climat d’angoisse. “On ne peut pas se taire”, martèle-t-il, même si ses alertes se répètent. Il assume cette répétition comme une nécessité.
L’opposant accuse la junte de violer les engagements pris et les serments prêtés, en s’écartant de l’État de droit. « On doit dénoncer la folie liberticide de la junte », affirme-t-il sans détour, évoquant des pratiques “contraires à toutes les promesses initiales”.
Il exhorte enfin à la mobilisation citoyenne : “On doit rendre hommage, exiger la libération de Foniké Mengué. Et dénoncer les disparitions forcées dont lui et les autres ont été victimes.”
Dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre le pouvoir et ses opposants, ces déclarations relancent les inquiétudes sur le respect des libertés fondamentales en Guinée. L’ombre des disparitions forcées continue de peser lourdement, nourrissant un climat national de vigilance et de doute.
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