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Depuis l’extérieur, Cellou Dalein Diallo remet en cause la part de 15 % attribuée à l’État dans le projet Simandou

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Lancé le 12 novembre, le projet Simandou continue d’alimenter le débat public. Présenté par les autorités comme une opportunité historique pour la Guinée, ce méga-gisement de fer attire aussi des critiques, notamment de la part de l’ancien Premier ministre et leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo. En meeting à Paris ce samedi, il a dénoncé le manque de transparence autour des accords conclus et la faiblesse, selon lui, des bénéfices annoncés pour le pays.

Au cœur de ses critiques figure la décision du gouvernement de ne pas publier les clauses du contrat. Un choix jugé contraire au Code minier et aux engagements de la Guinée dans le cadre de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). « La junte prétend avoir bien négocié, mais refuse de publier les documents. Cela suscite des interrogations », a lancé Cellou Dalein devant ses partisans, rappelant que la publication des contrats miniers et des paiements constitue une obligation internationale.

 

L’ancien chef du gouvernement estime également que la part de 15 % d’actions annoncée pour l’État dans le projet Simandou est largement insuffisante. Pour étayer son propos, il établit une comparaison directe avec la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG) : « Pour la CBG, la Première République avait obtenu 49 % d’actions gratuites. Aujourd’hui, on nous parle de 15 % dans Simandou. » Selon lui, la forte demande mondiale pour le fer à haute teneur aurait dû permettre d’obtenir de meilleures conditions.

 

Cellou Dalein s’en est aussi pris à la communication officielle, affirmant que contrairement à ce que laissent entendre les autorités, aucun port en eau profonde n’est garanti dans le cadre du projet. Il évoque plutôt l’utilisation de barges pour acheminer le minerai vers les minéraliers en pleine mer, en raison du faible tirant d’eau du littoral guinéen. « Construire un port en eau profonde est très coûteux. Les partenaires ont accepté de mener des études, mais rien n’assure sa réalisation », a-t-il insisté.

Au-delà des aspects techniques, le leader de l’UFDG relie ce dossier à la situation politique nationale, affirmant que « mille raisons » justifient, selon lui, l’opposition à ce qu’il qualifie de « confiscation du pouvoir » par le chef de la transition, Mamadi Doumbouya.

Le lancement du projet Simandou, présenté comme une victoire économique par le gouvernement, ouvre ainsi un vaste chantier de débats. Spécialistes du secteur minier, économistes et juristes sont désormais attendus pour éclairer les citoyens sur les retombées réelles, les risques et les zones d’ombre d’un dossier stratégique pour l’avenir du pays.

Laguinee.info

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