En exil au Burkina Faso depuis plusieurs mois, l’activiste et chanteur guinéen Élie Kamano a accusé, ce dimanche, des hommes encagoulés et armés d’avoir fait irruption à son domicile de Conakry à l’aube et d’avoir enlevé deux de ses enfants. L’information a été révélée à travers une vidéo publiée sur sa page Facebook, dans laquelle l’ancien leader politique déchu de son parti décrit une scène qu’il qualifie de « traumatisante ».
Selon son récit, l’attaque serait survenue vers 4 heures du matin. Kamano affirme que trois de ses fils auraient été embarqués par les assaillants, avant que le plus jeune ne soit finalement relâché. Il soutient que les intrus auraient « saccagé » son domicile avant de repartir avec les deux autres enfants.
« Des hommes encagoulés, armés, sont venus chez moi à Conakry, à 4 heures du matin. Ils ont enlevé trois de mes enfants. Le plus petit a été ramené à la maison. Ils ont saccagé ma maison. Ils ont pris l’aîné et le second a dit que tant qu’on ne libère pas son frère, il n’allait pas descendre. Donc, ils sont partis avec mes deux enfants », explique-t-il dans la vidéo.
L’artiste, qui s’exprime désormais depuis l’étranger, met directement en cause les autorités de la transition, qu’il accuse de mener des représailles contre sa famille. Il exige la libération « immédiate » de ses enfants et estime que ses proches ne devraient en aucun cas « payer le prix » de son engagement politique.
Cette nouvelle sortie intervient au lendemain de sa destitution de son parti. Elle survient également dans un climat déjà tendu, marqué par les réactions suscitées par des déclarations présidentielles à Faranah, jugées « regrettables » par Kamano dans une précédente intervention.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été rendue publique concernant ces accusations. Les circonstances exactes de l’incident et l’identité des auteurs présumés restent inconnues.
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