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Cellou Dalein étrille le CNRD : « Ils ont braqué un pays riche »

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En exil mais toujours offensif, Cellou Dalein Diallo continue de cibler la gouvernance du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Dans une sortie au vitriol, l’ancien Premier ministre accuse la junte d’avoir transformé les finances publiques en « caisse noire » au service de privilèges personnels et de calculs politiques.

Selon lui, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) n’a toujours pas versé le moindre franc des 108 milliards GNF attendus pour l’exercice 2025. Il avance également un autre chiffre spectaculaire : 1,3 milliard de dollars d’arriérés qu’Électricité de Guinée (EDG) devrait aux sociétés gestionnaires de Kaléta et Souapiti. « Tout reste impayé », fustige-t-il, évoquant des entreprises publiques utilisées comme « source de financement des mamayas et de l’enrichissement personnel ».

Dalein rappelle que la Guinée détient 49 % du capital dans l’une des sociétés hydroélectriques et 51 % dans l’autre, mais que ces participations ne rapporteraient rien en raison des dettes accumulées par d’autres entités publiques incapables de payer leurs factures.

Pour le leader de l’UFDG, le schéma est désormais clair : trois postes absorbent l’essentiel des ressources nationales. Il cite « l’enrichissement personnel de dirigeants devenus des investisseurs immobiliers dans la sous-région », « l’achat d’armes pour sécuriser le pouvoir pris par les armes » et « l’achat de conscience des leaders d’opinion ». Pas de développement, martèle-t-il, mais des dépenses de protection et de clientélisme.

L’ancien chef de file de l’opposition pousse plus loin la charge en brandissant les revenus miniers : 40 milliards de dollars de bauxite exportés entre 2017 et fin 2024, auxquels s’ajoutent 12 milliards de dollars d’or. « Où est passé tout cet argent ? Qu’a-t-on perçu comme impôts et taxes ? », interroge-t-il, dénonçant une économie qui continue d’exporter « bauxite brute et or sans transformation », laissant au pays une valeur ajoutée minimale.

La pique finale vise la communication du pouvoir : « Lorsque les projets commencés sous Alpha Condé sont achevés, ils se bombent la poitrine : c’est nous. Et quand ils réalisent un petit projet, on ne voit aucune trace des ressources accumulées. »

Laguinee.info

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