La 7ᵉ édition du Congrès international de médecine légale et de sécurité santé au travail s’est tenue ce samedi à Conakry, réunissant des experts venus de plusieurs pays africains, dont la Côte d’Ivoire et le Cameroun. Les discussions ont porté sur un thème central qui demeure d’actualité sur le continent : « Violences basées sur le genre, risques psychosociaux et santé au travail : vers une approche intégrée ».

Parmi les intervenants, l’écrivaine guinéenne Albertine MONÉMOU a participé à un panel de haut niveau consacré aux violences basées sur le genre (VBG) et aux mécanismes nécessaires pour soutenir les victimes. Face à un public composé de médecins, avocats, législateurs et acteurs engagés contre les VBG, elle a décrit les réalités souvent méconnues vécues par de nombreuses femmes.

Albertine MONÉMOU a rappelé que, malgré l’existence de lois, les violences persistent, alimentées par le silence et l’absence de structures réellement accessibles. Selon elle, les victimes hésitent souvent à se confier, faute d’orientation ou de cadre adapté.
« L’OPTOGEM doit mettre en place une cellule pour permettre aux femmes d’aller se confier. Parce que parfois, il y a des femmes qui sont victimes mais elles n’osent pas en parler. Elles ne savent pas se confier, elles ne savent pas où aller », a-t-elle déclaré.
L’écrivaine a également présenté son ouvrage Le silence des mères, consacré aux souffrances silencieuses vécues dans les foyers africains. Elle a insisté sur l’importance de la parole comme moyen de protection et de prévention.
« Pour pouvoir éradiquer ce fléau, il faudrait que nous, les femmes, nous sortions du silence. Il faut que nous osions dénoncer et parler. Car ce fléau est en train de grandir sous nos yeux. Il ne doit pas y avoir d’impunité », a-t-elle ajouté.
À travers ses engagements publics et son travail littéraire, Albertine MONÉMOU continue d’appeler à une prise de conscience collective et à un renforcement des dispositifs d’accompagnement des victimes. Son message, porté lors de ce congrès, s’inscrit dans une dynamique visant à encourager les femmes à rompre le silence et à faire valoir leurs droits.
IAC, pour laguinee.info







