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Publication des suspensions des juge : Me Almamy Samory Traoré dénonce une “pratique persistante”

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L’avocat  Me Almamy Samory Traoré, a réagi à la suspension du juge Kaman Goganan Konomou, décidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, il met en cause la continuité d’une pratique déjà contestée sous un précédent ministre, tout en soulignant le fondement juridique des dénonciations du magistrat suspendu.

Une pratique qui se répète

« Pourtant, on avait reproché à l’ancien garde des Sceaux la publication des arrêtés de suspension d’un magistrat. Malheureusement, la pratique persiste », écrit Me Traoré, qui s’interroge sur la nature réelle du problème.

Selon lui, cette récurrence amène à se demander s’il s’agissait « d’un problème lié à l’ancien ministre ou d’un combat de principe mené par certains magistrats à l’époque ».

Sur le fond du dossier Konomou

Revenant sur les faits ayant conduit à la suspension du juge, Me Traoré estime que les observations formulées par Kaman Goganan Konomou reposaient sur un constat légal.

« Ce que le jeune magistrat a dénoncé n’était que la vérité. On ne peut pas nommer les magistrats sans l’avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature. C’est ce que prévoient l’article 150 et les suivants de la Constitution du 26 septembre 2025 », a-t-il affirmé.

Une interrogation sur la procédure disciplinaire

Abordant la suite de la procédure, l’avocat s’interroge sur l’attitude du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), qui doit examiner le cas du juge suspendu.

« A-t-il choisi la meilleure voie ? Je ne saurais le dire. Maintenant, il est traduit devant ses collègues membres du Conseil supérieur de la magistrature, dont les prérogatives ont pourtant été contournées. Le sanctionneront-ils pour les avoir défendus publiquement ? Wait and see », a-t-il conclu.

Un débat relancé sur l’indépendance de la magistrature

Les propos de Me Traoré interviennent dans un climat de vives discussions au sein du corps judiciaire sur la question de l’indépendance des magistrats et sur le rôle du Conseil supérieur de la magistrature dans les nominations.

Cette affaire, mêlant droit disciplinaire et respect des procédures constitutionnelles, semble désormais s’installer au cœur du débat judiciaire en Guinée.

 

Laguinee.info

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