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Présidentielle 2025 : La Nouvelle Dynamique dénonce une « confiscation du jeu électoral » après l’invalidation de la candidature d’Amadou Diallo

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 Le ton est monté d’un cran dans le paysage politique guinéen après la décision de la Cour suprême d’écarter la candidature d’Amadou Diallo, président du mouvement La Nouvelle Dynamique. Dans un communiqué virulent publié ce dimanche, la formation politique parle d’une « exclusion antidémocratique » et dénonce « la confiscation du jeu électoral en Guinée ».

Selon le parti, la Cour a fondé sa décision sur deux motifs : l’âge du candidat, 31 ans, et l’incomplétude de son dossier de candidature. Des arguments que La Nouvelle Dynamique juge infondés et révélateurs d’un verrouillage politique délibéré.

Une « discrimination institutionnelle » fondée sur l’âge

« La Cour suprême a justifié son rejet par l’âge de M. Diallo, âgé de 31 ans, invoquant l’article 44 de la Constitution qui fixe un seuil minimal à 40 ans », rappelle le communiqué. Une disposition que le mouvement qualifie de « régression démocratique gravissime ».

Pour La Nouvelle Dynamique, l’élévation de la limite d’âge de 35 à 40 ans dans la nouvelle Constitution est une manœuvre politique destinée à écarter la jeunesse du débat national. « Alors que la nation a soif de renouveau, on lui impose un cloisonnement générationnel inique », fustige le texte, qui y voit « une contradiction flagrante avec la promotion de la jeunesse », dans un pays où plus de 75 % de la population a moins de 35 ans.

Le communiqué dénonce « une citoyenneté à deux vitesses », estimant qu’« à 31 ans, on est assez mûr pour être électeur, mais pas pour être élu ». Pour le parti, cette règle traduit une « défiance institutionnalisée » envers la jeunesse guinéenne, privant la nation de « talents, d’idées nouvelles et de l’énergie nécessaire à son redressement ».

Des conditions de parrainage jugées « iniques»

Le second motif de rejet, lié à un dossier jugé incomplet, notamment en raison de l’absence d’une copie authentique de la déclaration de biens et d’un document attestant du parrainage, est, selon le parti, une autre facette du verrouillage politique.

« L’article 248 du Code électoral, qui exige le parrainage d’au moins 30 % des maires répartis dans 70 % des communes, constitue un mur infranchissable », dénonce La Nouvelle Dynamique. Le parti estime que cette exigence met les élus locaux sous pression et transforme le parrainage en « formalité politique », empêchant de fait l’émergence de toute candidature indépendante.

« L’invalidation pour dossier incomplet est l’ultime recours d’un système qui, après avoir dressé des obstacles quasi-insurmontables, rejette les candidatures sur des détails », accuse encore la formation, y voyant la preuve d’un « manque de volonté de garantir une compétition pluraliste ».

Un appel à la jeunesse et à la société civile

Pour La Nouvelle Dynamique, l’exclusion de son candidat symbolise une démocratie « sous tutelle » qui redoute « la concurrence et l’alternance véritable ». Le parti appelle donc à une mobilisation citoyenne :

« La jeunesse guinéenne, la société civile et toutes les forces vives doivent prendre la mesure de cette confiscation du pouvoir politique et exiger un processus électoral véritablement inclusif et transparent. »

La direction nationale du mouvement réclame « une révision immédiate des conditions d’éligibilité et des modalités de parrainage » afin de les aligner sur les standards démocratiques internationaux, tout en annonçant son intention d’utiliser « toutes les voies de recours juridiques et politiques » pour défendre « le droit inaliénable de la jeunesse guinéenne à diriger son pays ».

Le communiqué se conclut sur un ton résolument combatif : « La Guinée ne peut pas avancer en tournant le dos à sa jeunesse. Le temps du changement est maintenant. »

Laguinee.info

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