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Guinée : le SNAESURS paralyse l’Enseignement supérieur, les campus plongés dans le silence

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La grève générale déclenchée ce lundi par le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS) a été massivement suivie dans les établissements publics d’enseignement supérieur à travers le pays. De Conakry à N’Zérékoré, les campus se sont vidés, marquant le début d’un nouveau bras de fer entre le syndicat et les autorités.

 

À l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) de Kountia, le constat est sans équivoque : salles de classes vides, portes closes et silence pesant sur le campus. Aucun enseignant n’a assuré les cours. Seuls la secrétaire générale de la section syndicale et deux de ses collaborateurs ont été aperçus sur les lieux pour constater l’effectivité du mot d’ordre de grève.

Le mouvement touche aussi l’intérieur du pays. À l’Institut de Recherche sur la Biodiversité aux Monts Nimba, à N’Zérékoré, une source locale confirme que les activités sont totalement à l’arrêt, conformément aux consignes du syndicat.

Même constat à l’Université Julius Nyerere de Kankan, où aucune activité académique n’a été enregistrée. Les amphithéâtres y sont restés fermés dans la matinée.

Le mot d’ordre de grève est également bien respecté à l’Institut de Recherche en technologie endogène de Guinée( IRTEG).

 

Même constat à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, l’une des plus grandes du pays. Les portes principales sont fermées, les amphithéâtres déserts et seuls quelques étudiants non informés ont été vus errant dans la cour. Le mot d’ordre de grève est strictement observé, selon plusieurs témoignages recueillis sur place.

À l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée, les enseignants  n’ont pas manqué de respecter le mot d’ordre.

Pour rappel, cette grève découle du refus d’application du décret D/2024/0027/PRG/CNRD/SSG du 24 janvier 2024, qui fixe les rémunérations des enseignants-chercheurs et chercheurs dans les institutions publiques d’enseignement supérieur et de recherche. Le SNAESURS accuse le ministère du Travail et de la Fonction publique de bloquer son exécution, malgré les engagements pris dans le protocole d’accord du 20 juillet 2023.

Dans son avis de grève, le syndicat exige l’application immédiate du décret et précise que le mouvement concerne tous les travailleurs et travailleuses, nationaux comme expatriés, à l’exception des cadres nommés par décret. Les expatriés soupçonnés de saboter le mot d’ordre s’exposeraient à des mesures de résiliation de contrat, avertit le Bureau exécutif national.

Alors que l’année universitaire 2025-2026 vient à peine de débuter, la paralysie s’annonce totale et prolongée si le gouvernement ne réagit pas rapidement. Pour l’heure, aucune initiative officielle de dialogue n’a encore été annoncée.

Laguinee.info

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