Alors que les universités publiques du pays tournent au ralenti depuis ce matin, le gouvernement et le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS) ont entamé une séance de travail d’urgence à la Primature. L’objectif : tenter de trouver une issue rapide à la grève qui paralyse déjà le système universitaire guinéen.
Autour de la table, quatre membres du gouvernement, le ministre de la Fonction publique, celui du Budget, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que leur homologue de l’Enseignement préuniversitaire — ont répondu à l’invitation du Premier ministre. Côté syndicat, une délégation restreinte conduite par Mohamed Soumaoro, chef de mission, et composée de Dinah, Saba et Pivi (de l’Université Gamal Abdel Nasser), a été désignée pour défendre les revendications du corps enseignant et de la recherche.
Selon le SNAESURS, cette rencontre intervient dans un contexte de fermeture quasi totale des universités à travers le pays. À l’ISIC de Kountia, les salles de classe sont restées vides, les enseignants absents et le campus désert. Même constat à Sonfonia, Labé, Kankan et à l’Institut de Recherche sur la Biodiversité des Monts Nimba, à N’Zérékoré, où la grève est largement suivie.
Les revendications du syndicat portent essentiellement sur :
- L’application intégrale du décret avec effet rétroactif depuis janvier 2024 ;
- Le paiement intégral des frais de formation et le lancement d’un nouvel appel à candidature ;
- L’engagement des homologues préenrôlés et encore en attente d’intégration ;
- Le reclassement des titulaires de Master et de diplômes équivalents.
Dans un message adressé à ses sections, le bureau exécutif national a salué l’unité des enseignants tout en appelant à « plus de détermination et de sensibilisation jusqu’à la satisfaction totale des points de revendication ».
Cette rencontre à la Primature est donc perçue comme une étape décisive dans la recherche d’un compromis entre les autorités et le SNAESURS. En attendant les conclusions de la séance, les campus guinéens restent figés, suspendus aux négociations en cours qui pourraient décider de la reprise, ou de la poursuite de la grève.
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