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Incohérence entre la Constitution et le Code électoral : Abdoulaye Kourouma tire la sonnette d’alarme sur une justice « complice des défaillances »

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À deux mois de la présidentielle prévue le 28 décembre, le président du Rassemblement pour la Renaissance et le Développement (RRD), Abdoulaye Kourouma, met en garde contre ce qu’il appelle « une dérive institutionnelle » entre la Constitution et le Code électoral. Pour lui, la justice, censée corriger les failles, participe désormais à les creuser.

Face à la presse ce lundi, l’ancien député a livré un constat amer : « J’ai l’impression que la justice encourage l’État à aller dans les défaillances », a-t-il lancé, visiblement exaspéré. Dans un ton direct, il a accusé les institutions judiciaires d’avoir « désacralisé l’État » en validant des textes qu’elles auraient dû corriger.

Selon lui, l’incohérence juridique actuelle ne relève pas d’une simple erreur technique, mais d’un laisser-aller généralisé. « Normalement, avant la promulgation d’une loi, la Cour constitutionnelle vérifie sa conformité. Mais aujourd’hui, c’est comme si tout le monde ferme les yeux. On ne peut pas respecter un État qui ne respecte pas ses propres lois », a-t-il martelé.

Un système de parrainage jugé discriminatoire

Au cœur de sa dénonciation : la question du parrainage exigé pour la présidentielle. Le Code électoral impose aux candidats d’obtenir le soutien d’au moins 30 % des maires élus. Une disposition qu’Abdoulaye Kourouma juge « injuste et illogique » dans le contexte actuel.

« Comment les députés de la diaspora vont-ils être parrainés ? » s’interroge-t-il, avant de souligner le risque d’exclusion d’autres acteurs politiques. « Si un candidat parvient à avoir 75 % des maires élus, il devient pratiquement le seul à pouvoir se présenter. Ce n’est plus de la démocratie », a-t-il dénoncé, plaidant pour un système de parrainage citoyen, à l’image d’autres pays.

Un appel à la raison et au dialogue

Pour le président du RRD, il est encore temps d’éviter « l’humiliation nationale » qu’il redoute. Il appelle à un report de 120 jours du scrutin, le temps de relire le Code électoral et d’engager un dialogue inclusif avec les acteurs politiques et les partenaires techniques comme les Nations unies, la Francophonie et l’Union européenne.

« L’élection, c’est une chose. La gestion de l’État en est une autre », a-t-il insisté, exhortant le président du CNT à « laisser les spécialistes » interpréter la Constitution.

Son message, au-delà de la critique, sonne comme une alerte : celle d’un responsable politique inquiet pour la crédibilité du processus électoral, mais aussi pour l’image d’un pays qui, selon lui, « se ridiculise à force d’oublier ses propres règles ».

Laguinee.info

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