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L’UDPG ne participera pas à la présidentielle du 28 décembre : Hamed Keita explique son choix

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Alors que la campagne pour l’élection présidentielle prévue le 28 décembre bat son plein, certains acteurs politiques guinéens ont décidé de ne pas se porter candidats. C’est le cas du président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès de Guinée (UDPG), Hamed Hafidjou Keita, qui a expliqué son choix dimanche soir lors d’un entretien accordé à laguiinee.info.

« Ma décision de ne pas me présenter à l’élection présidentielle découle d’une analyse lucide du contexte politique actuel et d’un sens élevé des responsabilités », a-t-il affirmé.

Une décision réfléchie, pas un renoncement

Interrogé sur les facteurs ayant motivé sa décision, M. Keita a précisé : « Avant tout, je tiens à dire que ma décision n’est ni un désintérêt ni un renoncement à mes convictions. Elle découle d’une analyse lucide du contexte politique actuel et d’un sens élevé des responsabilités. Une élection présidentielle doit être une véritable compétition démocratique, équitable et transparente. Or, les conditions actuelles ne garantissent pas un processus inclusif ni juste. Mon choix est un acte de lucidité et de stratégie, pas un signe de faiblesse. »

Quant aux regrets éventuels, il assure : « Aucun regret. Au contraire, cette posture nous permettra de mieux nous organiser, de renforcer notre base et de défendre des idéaux clairs, sans légitimer un processus électoral dont la crédibilité est déjà entamée. »

Une présence politique maintenue

L’homme politique a également affirmé qu’il ne se retirait pas de la vie politique : « Mon rôle en tant que leader et président de l’UDPG est d’éclairer, d’organiser et de mobiliser. La conquête du pouvoir est un marathon, pas une course de vitesse. Nous continuons donc le combat politique, avec stratégie et vision. »

Il a ensuite partagé les principaux enjeux qu’il aurait voulu défendre s’il avait été candidat :

  • La refondation des institutions pour une véritable séparation des pouvoirs ;
  • La justice sociale et économique ;
  • L’éducation et la jeunesse comme moteurs du développement ;
  • La souveraineté politique et économique de la Guinée dans une dynamique panafricaine.

La crédibilité du scrutin en question

Sur la crédibilité du scrutin, notamment en cas de candidature du général Mamadi Doumbouya, le président de  l’UDPG reste critique : « La crédibilité d’un scrutin ne se mesure pas seulement le jour du vote mais tout au long du processus qui le précède. Le manque de transparence, l’absence d’un organe électoral réellement indépendant et l’instrumentalisation de l’appareil d’État posent de sérieuses questions sur la légitimité de cette élection, quelle que soit la candidature du GMD. »

Un message aux Guinéens

Il a lancé un appel à ses militants et à l’ensemble des citoyens : « Je demande à tous nos militants, sympathisants et au peuple guinéen de garder espoir, de rester vigilants et mobilisés. La politique ne se résume pas à une élection. Notre combat est plus vaste : bâtir une Guinée juste, unie et souveraine. Ne cédez ni au découragement, ni aux illusions. L’histoire appartient à ceux qui restent debout, même quand le chemin est difficile. »

À quelques semaines du scrutin, la Direction générale des élections, institution chargée de l’organisation des élections et relevant du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, est sous pression. Certains acteurs politiques réclament sa dissolution, estimant qu’elle n’est pas à la hauteur de sa mission. Reste à savoir si cette requête sera prise en compte.

Laguinee.info

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