Une manifestation s’est vite déclenchée ce vendredi dans le quartier Kambalanta, sous-préfecture de Kamsar. Les habitants, massivement mobilisés, dénoncent la dégradation très poussée de la route principale et le calvaire quotidien qu’elle engendre, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.
La route de Kambalanta, très prisée, relie le port de Kamsar à plusieurs quartiers et dessert plusieurs sociétés minières. Les manifestants dénoncent un état de dégradation qui dure depuis plusieurs mois et affirment avoir écrit à plusieurs reprises aux autorités locales, sans obtenir de réponse.
« Je suis ici avec les jeunes de Kambalanta pour empêcher la circulation des motos et des véhicules, en raison des difficultés que les citoyens rencontrent depuis des années. La route de Kambalanta est totalement dégradée, il n’y a pratiquement plus de route. C’est pourquoi nous sommes présents ce matin pour bloquer la circulation des véhicules et des motos. Les piétons, les élèves et les femmes qui vont au marché peuvent passer librement. Mais, pour le moment, aucune moto, ni aucun véhicule ne peut circuler », a souligné Mohamed Lamine Camara.
La dégradation de cette route entraîne également des accidents de la circulation, surtout impliquant des motos. « Il y a régulièrement des accidents, surtout impliquant des motos. Face à cette situation, nous avons décidé, après concertation, d’organiser une manifestation pacifique. Il n’y a ni jets de pierres, ni casses. Nous voulons simplement attirer l’attention pour une réparation immédiate et sans délai de la route. Les seules personnes autorisées à circuler sont celles du corps médical, notamment les docteurs », a-t-il ajouté.
Pour l’heure, un manque de confiance règne entre les manifestants et les autorités. À la demande de celles-ci de lever les barricades pour entamer des négociations, les manifestants ont refusé, estimant que la requête pourrait être un piège.
La dégradation de la route de Kambalanta illustre le calvaire quotidien des habitants et s’inscrit dans un contexte où la majeure partie des routes guinéennes se détériorent, surtout en cette saison.
IAC, pour Laguinee.info







