La Guinée franchit une nouvelle étape dans la structuration de son paysage politique. Ce mercredi, 51 partis ont reçu leur certificat de conformité délivré par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), rejoignant ainsi les 74 formations certifiées en mars dernier. Mais derrière la formalité, c’est un véritable défi de responsabilité qui se profile pour ces acteurs politiques.
Parmi les partis nouvellement certifiés figurent des formations emblématiques comme l’UFR de Sidya Touré, le PADES du Dr Ousmane Kaba, le GDE d’Aboubacar Soumah ou encore l’UMP de Boubacar Siddighy Diallo. Leur légitimité, désormais reconnue officiellement, s’accompagne d’un impératif : contribuer concrètement à la refondation démocratique du pays.
Présidant la cérémonie, le ministre de l’Administration du Territoire, le général de 2ᵉ section Ibrahima Kalil Condé, a insisté sur cette dimension : « La démocratie guinéenne a besoin de partis forts, crédibles et porteurs de projets réalistes. Recevoir ce certificat, ce n’est pas seulement un privilège, c’est une responsabilité envers la nation. »
La cérémonie, qui a réuni le ministre secrétaire général du Gouvernement, des hauts cadres du MATD et des représentants diplomatiques, souligne la volonté des autorités de la Transition de consolider les institutions et d’impliquer pleinement les partis dans ce processus.
En Guinée, la certification ne se limite donc pas à un tampon administratif. Elle marque le début d’un véritable test : celui de la capacité des partis à transformer leur légitimité en projets tangibles pour le pays, à renforcer la démocratie et à convaincre les citoyens que la politique peut être un levier de progrès.
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