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Transition 2010 : Sékouba Konaté défend son héritage face aux « accusations » de Dadis

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Plus de quinze ans après les tragiques événements du 28 septembre 2009, l’ancien président de la transition guinéenne, le général Sékouba Konaté, sort de sa réserve. Dans un entretien accordé à Voxafrica, il a sèchement répondu aux accusations de trahison lancées contre lui par le capitaine Moussa Dadis Camara, son ancien compagnon d’armes et chef de la junte du CNDD.

« Non seulement ce sont des conneries qu’il a racontées, tout le monde sait la prise du pouvoir par le CNDD », a lâché M. Konaté, visiblement agacé, en rejetant catégoriquement les propos de Dadis.

Le poids d’un passé commun

Les deux officiers, qui avaient pris part au coup d’État de 2008 après la mort du président Lansana Conté, ne s’étaient plus vraiment reparlés depuis la tentative d’assassinat de Dadis en décembre 2009. Cet épisode avait marqué un tournant : M.Konaté avait alors pris la tête de la transition, avant d’organiser les premières élections pluralistes du pays en 2010.

Aujourd’hui, il rappelle qu’à l’époque, rien ne relevait d’un coup de force personnel :

« Personnellement, je n’ai voulu occuper aucune fonction. Il y avait un deal entre lui et moi », a-t-il précisé, laissant entendre qu’un accord tacite réglait la répartition du pouvoir.

L’ombre du 28 septembre

Les accusations de Moussa Dadis Camara, formulées au cours du procès des massacres du 28 septembre 2009, ont ravivé de vieilles blessures dans l’armée. Mais Sékouba Konaté, lui, refuse de se laisser entraîner dans les polémiques : il se pose en homme de devoir, celui qui a rendu le pouvoir aux civils malgré les tensions de l’époque.

Sa gestion de la transition et son rôle déterminant dans l’élection d’Alpha Condé en 2010 ont, pour beaucoup, scellé sa place dans l’histoire politique guinéenne.

Un soutien assumé à Mamadi Doumbouya

Interrogé sur la situation actuelle du pays, Sékouba Konaté a également glissé un message politique clair. Il dit soutenir une éventuelle candidature du général Mamadi Doumbouya à la présidentielle prévue en décembre 2025, tout en insistant sur la souveraineté populaire : « Il doit respecter le choix du peuple », a-t-il martelé.

En prenant la parole aujourd’hui, le “Tigre” de la transition renoue avec une posture qu’il affectionne : celle de l’homme franc, direct, qui ne se cache pas derrière les mots. Ses déclarations risquent toutefois de relancer le débat sur la mémoire et la responsabilité de chacun dans l’une des périodes les plus sombres de la Guinée contemporaine.

 

Laguinee.info

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