En déplacement à l’intérieur du pays pour remercier les populations après la victoire du Oui au référendum, le Premier ministre Bah Oury a livré un message empreint de fierté nationale et de projection continentale. Devant les habitants, il a salué la maturité politique des Guinéens, tout en affirmant que la Guinée demeure une source d’inspiration pour de nombreux pays africains.
Mais au-delà du discours de célébration, c’est une philosophie de gouvernance que le chef du gouvernement a voulu rappeler : celle d’un pays où le peuple est désormais au centre des décisions.
« Ce que le peuple décide et décidera, les gouvernants doivent être dans le sillage de cette décision », a-t-il insisté, estimant que le référendum ouvre une nouvelle ère dans la relation entre dirigeants et citoyens.
Pour Bah Oury, cette orientation n’est pas sans rappeler l’audace historique du pays :
« En optant pour l’indépendance dans l’immédiat, la Guinée avait ouvert le chemin. Là aussi, nous sommes en train d’ouvrir le chemin», a-t-il déclaré, établissant un parallèle entre le choix de 1958 et celui de 2025.
L’homme politique a profité de la tribune pour féliciter les citoyens qui, selon lui, continuent d’incarner « la capacité à tracer la voie pour le reste de l’Afrique ». Dans un ton à la fois mesuré et confiant, il a réaffirmé son attachement à une transition maîtrisée et inclusive.
« Ce qui nous importe, c’est d’aller dans la paix, dans la cohésion, vers une transition apaisée et réussie », a-t-il souligné, appelant à l’unité et à la responsabilité collective.
Derrière le message de reconnaissance, se dessine donc une volonté : faire de la nouvelle Constitution non pas une fin, mais un point de départ. Un projet de société où le peuple fixe le cap, et où la Guinée, fidèle à son histoire, continue d’assumer son rôle de pionnière sur le continent africain.
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