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Mondial 2026 : déjà éliminée, la Guinée reconstruit sur du solide

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À Maputo, le Syli national n’a plus rien à espérer dans ces éliminatoires, si ce n’est restaurer la confiance et poser les bases d’un nouveau départ. En s’imposant face au Mozambique (1-2) ce jeudi 9 octobre, la sélection guinéenne a montré qu’elle avait choisi la voie de la reconstruction plutôt que celle du renoncement.

Une victoire qui vaut plus que trois points

La Guinée ne jouait pas sa qualification, mais son avenir. Après plusieurs mois d’instabilité et une élimination prématurée dans la course au Mondial 2026, Paulo Duarte et ses hommes avaient besoin d’un match référence. À Maputo, ils l’ont trouvé.

Dès les premières minutes, le ton est donné : envie, discipline et efficacité. Abdoul Karim Traoré, titularisé d’entrée, profite d’une belle action collective pour ouvrir le score dès la 2ᵉ minute. Un symbole fort pour une équipe rajeunie et remaniée, privée de cadres comme Diakhaby, Sylla ou Guirassy.

Une équipe en apprentissage

Face à une formation mozambicaine accrocheuse, les jeunes du Syli ont tenu tête, malgré l’égalisation de Reinildo à la 19ᵉ minute. Loin de douter, ils ont poursuivi sur leur lancée, appliquant les consignes d’un Paulo Duarte qui mise avant tout sur la rigueur et la progression collective.

Au retour des vestiaires, le discours du technicien portugais porte ses fruits. Plus conquérants, mieux organisés, les Guinéens reprennent l’avantage à la 59ᵉ minute grâce à une frappe puissante de Traoré, auteur d’un doublé et véritable révélation de la rencontre.

Le début d’un nouveau cycle

Depuis son arrivée en août, Paulo Duarte affiche une philosophie claire : construire une équipe stable, compétitive et mentalement forte. Ses choix trahissent une vision à long terme, faite de travail et de constance. En trois matchs, le Syli n’a concédé qu’un seul but, pour cinq inscrits.

Ce visage plus discipliné, plus collectif, est peut-être le signe qu’un nouveau cycle s’amorce. Car au-delà du résultat, c’est une attitude que la Guinée cherchait à retrouver : celle d’une équipe capable de lutter, même sans enjeu majeur.

L’espoir renaît

Avec ce succès, la Guinée grimpe à la quatrième place du groupe G, loin de l’Algérie, déjà qualifiée avec 22 points. Mais l’enjeu est ailleurs : reconstruire une identité, redonner confiance à un groupe et à tout un peuple de supporters souvent déçus, mais jamais résignés.

Mardi prochain, face au Botswana à Casablanca, Paulo Duarte et ses hommes auront une nouvelle occasion de consolider ces fondations. La route vers le Mondial 2026 est fermée, mais celle de la reconstruction, elle, vient à peine de s’ouvrir.

Laguinee.info

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