Depuis deux jours, les chauffeurs de camions-citernes chargés d’acheminer le carburant à travers le pays ont cessé le travail. En Guinée, ce mouvement de grève nationale paralyse progressivement l’approvisionnement des stations-service et crée déjà des perturbations dans les grandes villes, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.
Les grévistes réclament une amélioration de leurs conditions de travail. D’après les informations recueillies, leurs principales revendications portent sur la faiblesse des salaires, l’absence de contrats formels et la précarité générale dans laquelle ils exercent.
Un chauffeur, qui a accepté de témoigner sous anonymat, explique : « Nous n’avons pas de contrat. On te donne ce que le patron veut. » Il affirme que la plupart des transporteurs perçoivent environ 1 500 000 francs guinéens par mois, sans aucune garantie d’emploi ni couverture sociale. Il dénonce également les risques liés au transport de produits inflammables et les longues périodes d’éloignement familial imposées par les missions à l’intérieur du pays.
Face à cette situation, les transporteurs annoncent qu’ils ne reprendront pas le travail tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites.
Les effets de la grève se font déjà sentir. Dans plusieurs localités, des stations-service ont fermé leurs pompes depuis hier. À Conakry, certains automobilistes se plaignent de ne plus trouver d’essence, tandis que le litre se vend jusqu’à 15 000 francs guinéens dans les zones où le produit est encore disponible. Le transport urbain tourne au ralenti, provoquant une hausse des tarifs et des difficultés de déplacement pour les citoyens.
Si aucun accord n’est trouvé rapidement entre les transporteurs et leurs employeurs, la crise du carburant pourrait s’étendre à d’autres secteurs essentiels de l’économie guinéenne.
IAC, pour Laguinee.info







