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Exclusif : Me Thierno Souleymane Baldé lance le MIDDG, un mouvement pour refonder la démocratie guinéenne

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L’avocat et activiste des droits humains, Me Thierno Souleymane Baldé, vient d’annoncer la création d’un nouveau mouvement politique baptisé Mouvement Citoyen pour l’Instauration de la Démocratie et le Développement de la Guinée (MIDDG).

Un projet qui, selon lui, se veut un instrument de lutte contre la corruption et une voie de salut pour un pays en quête de justice et de gouvernance vertueuse.

Dans une entretien exclusif accordé à Laguinee.info dans la soirée de ce dimanche, 05 octobre 2025, l’homme de droit explique les motivations profondes de cette initiative et les objectifs ambitieux qu’il s’est fixés pour le pays.

 

Nous voulons bâtir une démocratie solide et un État de droit effectif 

 

« L’objectif de ce mouvement politique consiste à veiller à la consolidation de la démocratie et d’un État de droit dans notre pays », explique-t-il.

 

Le MIDDG, poursuit-il, veut aussi s’attaquer à la corruption, à l’enrichissement illicite et à la destruction de l’environnement.

« Nous ne prétendons pas éradiquer totalement la corruption, mais nous pouvons la réduire considérablement, comme cela a été fait à Singapour, au Danemark ou en Suède. Je suis prêt à relever ce défi pour permettre à nos concitoyens de vivre dignement », affirme-t-il d’un ton résolu.

 

 

Un engagement forgé dans les luttes démocratiques

Le parcours de Me Thierno Souleymane Baldé se confond avec les grandes batailles citoyennes des deux dernières décennies.

« Depuis 2007, j’ai décidé de revenir en Guinée pour apporter ma modeste contribution à la consolidation de la démocratie et de l’État de droit », rappelle-t-il.

Témoin direct des événements de janvier-février 2007, du massacre du 28 septembre 2009, du régime d’Alpha Condé et du coup d’État du CNRD, il estime que la Guinée ne pourra jamais se développer sans institutions fortes.

 

« Nous ne pouvons pas espérer bâtir un pays prospère sans démocratie fonctionnelle ni État de droit effectif. C’est pourquoi, au-delà de mon rôle d’activiste, j’ai décidé de créer un mouvement politique pour conquérir le pouvoir et l’exercer au service du peuple », confie-t-il.

 

Le MIDDG : une structure citoyenne en voie de formalisation

Derrière l’annonce, le travail avance déjà sur le terrain.

« Le siège du mouvement est trouvé, le règlement intérieur est prêt et circule entre les membres fondateurs. Le site internet est en cours de création. Sous peu, nous tiendrons l’Assemblée générale constitutive avant de déposer la demande d’agrément auprès du MATD », précise l’avocat.

Pour lui, le MIDDG est avant tout un mouvement de citoyens engagés, convaincus que la démocratie ne se décrète pas, mais se construit par la responsabilité et la participation.

Des consultations sont en cours avec des acteurs de la société civile et du monde politique pour poser les bases d’une organisation inclusive et représentative.

 

 

Entre le barreau et la politique : un double engagement assumé

Malgré cette nouvelle aventure politique, Me Baldé tient à préciser qu’il continuera d’exercer son métier d’avocat.

 

« Depuis des années, j’assiste gratuitement les victimes de violences politiques ou de violences basées sur le genre. Ce travail, je le poursuis tant qu’il n’existe pas d’incompatibilité avec ma profession », souligne-t-il.

Scientifique de formation, il se souvient de ses débuts :

« J’ai fait les sciences mathématiques au lycée, mes parents voulaient que je fasse l’école polytechnique, mais j’ai choisi le droit parce que je voulais défendre les droits humains. »

Son engagement trouve racine dans des images marquantes :

« Je me souviens du camp Boiro après le coup d’État du 3 avril 1984. Ces images m’ont marqué à vie. Elles ont forgé ma conviction qu’aucun développement n’est possible sans justice.»

 

Une nouvelle espérance pour la Guinée

Pour Me Thierno Souleymane Baldé, le MIDDG se veut une alternative citoyenne et morale dans un paysage politique souvent décrié. « Peu importe nos ressources, si nous n’avons pas un leader soucieux du bien-être de la population, nous ne pourrons pas changer le destin de nos concitoyens », conclut-il.

Ainsi, entre sa robe d’avocat et sa veste de militant, Me Baldé trace le chemin d’un combat politique fondé sur l’éthique, la justice et le développement humain.

Une ambition qui, si elle se concrétise, pourrait redonner foi à des milliers de Guinéens en quête d’un avenir meilleur.

 

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Laguinee.info

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