À un jour de la rentrée scolaire 2025-2026, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Jean Paul Cédy, a tenu à clarifier une polémique née sur les réseaux sociaux : non, l’examen d’entrée en 7e année n’est pas supprimé.
« On n’a pas dit qu’on allait supprimer l’examen. On parle de supprimer le diplôme », a-t-il précisé, rappelant que le Certificat d’Études Élémentaires (CEE), tel qu’il existe aujourd’hui, ne confère aucun droit professionnel. « Quelqu’un qui a le diplôme du CEE, il n’existe pas sur le marché du travail. On peut avoir une attestation, un certificat, mais on n’a pas un diplôme », a ajouté le ministre.
Une clarification nécessaire
Dans un contexte où des milliers d’enseignants ont été recrutés l’année dernière pour combler le déficit dans les écoles publiques, la question de l’efficacité du système d’évaluation refait surface. Pour le ministre, il ne s’agit pas de remettre en cause l’évaluation des élèves, mais de repenser son utilité à ce stade du parcours scolaire.
« Pourquoi faire un examen national à ce niveau, où nous avons la base de l’éducation ? Est-ce qu’il y a un objectif particulier ? À exclure des gens du système ? », s’est interrogé Jean Paul Cédy, mettant en avant la nécessité de recentrer les priorités du système éducatif.
Vers une réforme du système d’évaluation
La réforme envisagée viserait donc à supprimer la délivrance du diplôme du CEE, tout en maintenant une évaluation continue des élèves. L’objectif est double : alléger le dispositif administratif et réorienter les ressources vers la formation des enseignants.
« Ce qui va changer, c’est qu’on n’aura pas à mettre autant de ressources pour que tous les enfants de la Guinée fassent un examen le même jour. Ça permet d’économiser l’argent pour former davantage d’enseignants », a-t-il expliqué.
Un alignement avec la nouvelle Constitution
Jean Paul Cédy s’appuie également sur les orientations de la nouvelle Constitution guinéenne, qui prévoit de maintenir les enfants à l’école jusqu’à l’âge de 17 ans. « Si tu veux mettre des coupures, tu veux les sortir de l’école à 12 ou 13 ans, tu les mets dans la rue. Donc, on n’a jamais dit qu’on ne doit pas évaluer les élèves », a-t-il insisté.
En clair, le ministère ne compte pas supprimer l’examen, mais repenser son format et sa finalité. La priorité reste la même : renforcer la qualité de l’éducation, mieux encadrer les élèves et investir davantage dans la formation du personnel enseignant, un enjeu central alors que la Guinée poursuit ses efforts pour stabiliser son système éducatif.
Laguinee.info







