La course à la magistrature suprême est officiellement lancée en République centrafricaine. Le jeudi 2 octobre, le président sortant, Faustin Archange Touadéra, a été le premier à déposer sa candidature auprès de l’Autorité Nationale des Élections (ANE), deux jours seulement après la convocation du corps électoral pour les scrutins présidentiel et législatif prévus le 28 décembre 2025.
Le chef de l’État s’est présenté accompagné d’une imposante mobilisation de ses partisans et sympathisants. Des milliers de militants du Mouvement des Cœurs Unis (MCU) ont pris d’assaut l’avenue Boganda à Bangui pour manifester leur soutien.
« Aujourd’hui, c’est fait, et je tiens vraiment à remercier le peuple centrafricain pour son soutien, pour tout ce qu’il a fait pour m’encourager dans cet engagement », a déclaré Faustin Archange Touadéra à la presse, confiant quant à l’issue du scrutin. « Le 28 décembre, j’espère que tout cet engagement, tout ce soutien, pourra se traduire dans les urnes. Mais je suis confiant. Et je remercie le bureau politique qui a déjà déposé le dossier. Selon le secrétariat exécutif national, nous avons le numéro 1.»
Une mobilisation inédite à Bangui
Parmi les anonymes présents dans la foule, Théodora Zimongo, venue de Bimbo, dit avoir été marquée par l’ampleur de la mobilisation. « Ma joie est immense. Nous, le peuple centrafricain, sommes sortis aujourd’hui de tous les coins de la capitale – Bimbo et Begoua. Pour la première fois, nous nous sommes mis derrière notre président pour l’accompagner dans le dépôt de sa candidature à l’ANE », confie-t-elle selon africanews.com.
Une opposition vigilante
Si le président sortant peut compter sur le soutien visible de ses partisans, son projet de briguer un troisième mandat continue de susciter de vives critiques dans le camp adverse. Réuni au sein d’un bloc populaire, l’opposition dénonce une candidature « contestée » et appelle au dialogue, qu’elle considère comme la seule garantie d’un processus électoral crédible et inclusif.
À moins de trois mois du scrutin, la République centrafricaine entre ainsi dans une période décisive où les enjeux politiques, sécuritaires et sociaux pèseront sur la tenue et la transparence des élections.
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