La Guinée se retrouve une nouvelle fois sous les projecteurs, mais pas pour de bonnes raisons. La récente saisie de 272,25 kg de cocaïne pure par la douane sénégalaise relance la question : le pays est-il en train de devenir un hub du trafic de drogue en Afrique de l’Ouest ?
Selon la RTS, les faits se sont déroulés à Kalifourou, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec la Guinée. Le capitaine Aliou Diouf, chef des douanes locales, a expliqué que l’opération est le fruit d’un renseignement précis. “Suite à un renseignement faisant état d’un véhicule de marque Renault immatriculé au Sénégal, nous avons mis en place un dispositif de contrôle. La fouille nous a permis de découvrir sous une cachette aménagée 240 plaquettes pour un poids total de 272,25 kg. La contre-valeur du produit saisi est estimée à 21 milliards 780 millions Fcfa”, a-t-il déclaré à la télévision nationale sénégalaise.
Cette nouvelle interception n’est pas un incident isolé. L’ONG Global Initiative against Transnational Organized Crime alerte depuis plusieurs années sur le rôle croissant de la Guinée dans le « hub occidental » du trafic de cocaïne. Le port de Conakry, deuxième port le mieux connecté de la sous-région, y est présenté comme un point stratégique pour les réseaux criminels. Déjà en 2022, plus de 500 kilos de drogue avaient été saisis dans le pays, soulignant la vulnérabilité persistante des infrastructures guinéennes face aux trafiquants internationaux.
Entre les ports mal sécurisés et le passage de véhicules en provenance de Guinée vers les pays voisins, le pays apparaît de plus en plus comme une plaque tournante pour les réseaux de drogue. Une situation qui interpelle autant les autorités nationales qu’internationales et pose une question simple mais lourde de conséquences : comment la Guinée compte-t-elle endiguer ce fléau avant qu’il ne devienne hors de contrôle ?
Laguinee.info





