À la tribune des Nations Unies, la Guinée a réaffirmé son engagement à défendre sa souveraineté et à tracer sa propre voie de développement. Samedi, lors de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale, c’est le ministre secrétaire général de la présidence, le général Amara Camara, qui a porté la voix du pays.
Dans son discours, il a mis en avant la vision et les actions du président Mamadi Doumbouya. « Grâce à la rigueur et à la constance du président Doumbouya, la Guinée s’est réconciliée avec elle-même et avance courageusement sur le chemin de son développement », a-t-il déclaré.
Le ministre a rappelé que le chef de l’État a « mis fin à une époque déséquilibrée et injuste où l’Afrique n’avait pas droit au chapitre », avant d’ajouter : « le président Doumbouya a fait le choix d’assumer pleinement notre souveraineté nationale ».
Réformes minières et éducation au cœur du message
Pour illustrer cette souveraineté retrouvée, Amara Camara a d’abord évoqué le secteur minier, considéré comme stratégique pour l’avenir du pays. Selon lui, « il s’agissait tout d’abord de notre souveraineté minière par le retrait de plusieurs permis non conformes aux textes et aux lois, notamment le code minier de la République de Guinée ».
Mais au-delà des ressources naturelles, le général a insisté sur l’importance du capital humain. Il a mis en avant ce qu’il appelle « la souveraineté intellectuelle », qui passe par la réforme du système éducatif et la promotion de l’excellence.
C’est dans ce cadre qu’il a présenté l’initiative Simandou Academy. Ce programme, dit-il, « offre aux meilleurs enfants du pays en termes de rendement scolaire l’opportunité d’étudier dans les meilleures écoles du monde et dans les meilleures conditions, afin de doter la Guinée du capital humain nécessaire pour son développement ».
Par ce discours, Conakry entend montrer que sa place sur la scène internationale se construit autant sur la gestion de ses ressources naturelles que sur la formation de ses futures élites.
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