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Élections locales au Gabon: l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima dénonce « le retour à la case départ »

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À l’approche des élections locales au Gabon, l’ancien Premier ministre de la transition, Raymond Ndong Sima, tire la sonnette d’alarme. Dans un long message publié sur Facebook, il ne mâche pas ses mots : « Retour à la case départ ! »

De la libération à la désillusion

Pour lui, le 30 août 2023 – jour de la chute d’Ali Bongo – restera gravé comme « un jour de libération ». Une date qui avait suscité l’espoir d’un nouveau départ. « S’en est suivie une transition qu’on croyait destinée à corriger les errements passés et à remettre le pays sur un chemin qu’il n’aurait jamais dû quitter et dont beaucoup ont déploré les conséquences », écrit-il.

Le dialogue national, le référendum, puis l’élection présidentielle avaient semblé amorcer ce changement. Mais, souligne-t-il, « voici que le premier vrai test qui clôt la transition nous ramène à la case départ ».

Des pratiques électorales familières

Dans sa charge, Ndong Sima énumère des anomalies qu’il juge flagrantes.

« Quand du nord au sud, d’est en ouest, au même moment des protestations montent bruyamment en raison de la composition de bureaux de vote essentiellement entre les mains du parti du Président de la République, de la gestion spéciale des procurations ; quand dans le même temps des partis engagés dans ces élections n’obtiennent pas un seul scrutateur dans la quasi-totalité des bureaux de vote ; quand, partout dans le pays, des bus entiers d’électeurs-mercenaires, ces fameux transhumants, se déversent sur des sièges où ils n’ont aucune attache familiale, aucun intérêt économique, pour y forcer le résultat des urnes et imposer aux populations locales des élus qui ne les représentent pas ; quand les listes électorales continuent à regorger de personnes décédées, régulièrement déclarées auprès des services du ministère de l’Intérieur et leurs cartes d’électeurs confiées à des bureaux qui échappent à tout contrôle… »

À ses yeux, la conclusion est sans appel : « On est bien obligé de constater qu’on n’a pas changé de logiciel. On est dans la continuité du système qu’on était supposé avoir écarté pour le bien de tous. »

Une victoire au goût amer

L’ancien Premier ministre met en garde contre les conséquences d’un tel processus. « Une victoire construite sur du mensonge est une victoire qui ne présage rien de bon. Elle préfigure même des lendemains inquiétants », écrit-il.

Et de conclure, amer : « Nous sommes bien revenus avant le 30 août 2023, pour continuer l’écriture d’une histoire qui repose largement sur la fraude et une compétition déloyale, à la case départ. »

Laguinee.info

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