La capitale guinéenne accueille depuis ce vendredi la 6e session ordinaire du conseil d’administration de WASCAL (West African Science Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use). La rencontre se tient dans un réceptif hôtelier de Conakry et réunit des représentants de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, dont la Guinée-Bissau, le Burkina Faso, le Mali, le Cap-Vert, le Sénégal, le Togo et le Nigeria. L’objectif principal est de faire le point sur les activités menées et de définir les perspectives futures de l’organisation.
Dans son allocution d’ouverture, le Premier ministre guinéen Bah Oury a rappelé le rôle stratégique de la Guinée dans la lutte régionale contre le changement climatique. Il a mis en avant le massif du Fouta-Djalon, récemment inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO.
« Nous avons inscrit le massif du Fouta-Djalon sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO, car il constitue un réservoir vital pour l’Afrique de l’Ouest. La plupart des grands fleuves ouest-africains y prennent leur source, alimentant également des pays du centre du continent, comme le Tchad et le Cameroun. Sa préservation est donc un enjeu majeur », a-t-il souligné.
Le chef de l’État a également évoqué les effets visibles du changement climatique sur le Sahel, en lien avec la dégradation des terres et ses conséquences sur les populations : migrations, tensions et conflits.
Un programme doctoral en Guinée en cours de mise en œuvre
Le ministre guinéen de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dr Alpha Bacar Barry, président en exercice du Conseil des ministres de WASCAL, a présenté les avancées réalisées sous la présidence guinéenne.
« Le programme doctoral Changement climatique, environnement minier et forêts, actuellement en cours de mise en œuvre, illustre concrètement cet engagement. Un bâtiment est en construction et une première promotion de 12 doctorants, dont 10 venus d’autres pays membres, a déjà été recrutée », a indiqué Dr Barry.
Le ministre a également rappelé les efforts pour renforcer la coopération régionale et élargir le réseau WASCAL, notamment l’intégration récente de trois nouveaux pays membres, deux d’entre eux ayant déjà finalisé leur adhésion. Il a salué la présence du Secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur de la République de Guinée-Bissau.
L’Allemagne réaffirme son engagement
Par visioconférence, la ministre fédérale allemande de la Recherche, de la Technologie et de l’Espace, Dorothée Bär, a mis en avant les projets menés dans le cadre du partenariat avec WASCAL, notamment sur l’hydrogène vert et la gestion durable des terres.
« Un pas important a été franchi avec le nouveau plan stratégique, fondé sur les besoins exprimés par les États membres. Mais définir les besoins est une chose ; les réaliser en est une autre. C’est pourquoi l’Allemagne réaffirme son engagement à garantir l’indépendance et la pérennité de WASCAL », a-t-elle souligné.
Parmi les résultats cités figurent la mise en place de services climatiques visant à réduire les risques liés au changement climatique, dans le cadre d’une collaboration étroite entre partenaires africains, allemands et européens.
La session se poursuit à Conakry avec la participation des représentants des pays membres, des experts scientifiques ainsi que des partenaires techniques et financiers, qui travailleront à définir les prochaines orientations de WASCAL pour la région.
IAC, pour laguinee.info







