Alors que les citoyens signalent des « anomalies » sur certaines cartes d’électeurs, la Directrice générale des Élections (DGE), Djénabou Touré Camara, alerte surtout sur un autre phénomène : la prolifération de fausses informations et de documents falsifiés circulant sur les réseaux sociaux.
Invitée de l’émission « Au Cœur du Référendum » sur West Africa TV, elle a dénoncé une campagne de désinformation destinée à semer le doute dans l’opinion. « Des images de cartes falsifiées ou générées par intelligence artificielle circulent en ligne. Cela entretient la confusion. Mais ces cas sont marginaux », a-t-elle assuré selon investigator.org
Une tentative de brouiller le processus
Selon la DGE, ces contenus manipulés donnent l’impression d’un dysfonctionnement général du système alors qu’ils ne représentent qu’une infime partie des cas. « Avec 6,7 millions d’électeurs enrôlés, nous pouvons dire que le travail est une réussite », a martelé Mme Camara, estimant que ces intox relèvent davantage d’une stratégie de manipulation que de la réalité du terrain.
Les erreurs réelles restent limitées
Elle a néanmoins reconnu que des erreurs existent, notamment des fautes de saisie, mais a rappelé que la plupart des problèmes proviennent d’un défaut de vérification lors de l’inscription. « Deux semaines avaient été prévues pour contrôler et corriger les données dans les centres d’affichage », a-t-elle indiqué. Rapporté aux près de 10 millions d’inscrits, le nombre de plaintes reste « très limité ».
Un fichier biométrique permanent en renfort
La DGE a également mis en avant l’intégration des données au Registre national des personnes physiques, une base permanente qui servira pour les documents officiels (actes d’état civil, cartes d’identité, etc.). Elle estime que cette innovation réduit encore davantage les risques de manipulation.
En plaçant la lutte contre l’intoxication au cœur de son intervention, Djénabou Touré Camara veut rassurer les électeurs : leurs cartes sont valables, le fichier biométrique est fiable et les corrections restent possibles via l’état civil.
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