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« M. Yacine Diallo ne mérite ni notre attention ni notre respect », Souleymane Souza

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À l’approche du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre, les critiques fusent contre le processus électoral. Dans un entretien accordé à nos confères de Guinée360, Souleymane Souza Konaté, coordinateur de la communication de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), dénonce un « fichier électoral taillé sur mesure » et fustige le rôle « complice » de la Haute Autorité de la Communication (HAC).

« Un fichier électoral biaisé et sélectif »

Interrogé sur le fichier présenté par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD), Souza Konaté n’y va pas par quatre chemins :

« C’est un fichier électoral taillé sur mesure dans le but de faire passer le projet de Constitution sans véritable adversaire, et, plus tard, de permettre au général Mamadi Doumbouya de confisquer le pouvoir à travers un simulacre de processus électoral contrôlé de bout en bout par la junte », affirme-t-il.

Il évoque « une répartition inéquitable des kits, l’exclusion de figures majeures et le non-recensement d’une grande majorité de Guinéens », dénonçant « les mêmes erreurs qui avaient conduit à la prise du pouvoir par le CNRD en septembre 2021».

Une crise de confiance aggravée

À la question des écarts constatés entre Conakry et Kankan en termes d’électeurs, l’opposant parle d’« un processus biaisé » qui ne peut, selon lui, « produire que des résultats erronés, sources d’instabilité politique et d’aggravation de la crise de confiance ».

Face aux forces sociales qui réclament l’abandon du processus, il abonde dans le même sens :« Gouverner contre le peuple, c’est semer la discorde et hypothéquer la stabilité. Il faut stopper cette machination et ouvrir la voie à un processus inclusif, seul gage de paix et de stabilité », avertit-il, redoutant des « lendemains incertains, faits de contestations massives et de violences inouïes ».

La HAC dans le viseur

Le responsable de l’UFDG s’en prend également à la Haute Autorité de la Communication (HAC), qui interdit aux médias de donner la parole aux partis politiques suspendus. Pour lui, il s’agit clairement d’une « censure ».

« Comment parler d’État de droit quand l’institution censée protéger la presse se rend complice de ceux qui veulent bâillonner les médias indépendants ? Des journalistes sont arrêtés, de grands médias fermés, les autorités menacent et intimident : la HAC se tait », accuse-t-il.

Il ajoute, visiblement amer :« M. Yacine Diallo ne mérite ni notre attention ni notre respect. Les partis qu’il tente de réduire au silence sont les plus représentatifs de la Guinée. Rien ni personne ne réussira à nous faire taire. »

Émissions interactives interdites : « une peur du peuple »

La HAC a également décidé de suspendre les émissions interactives durant la campagne référendaire, décision que l’opposant juge révélatrice.

« Une Constitution n’est pas un produit interdit qu’on cache au peuple. Si les autorités refusent le débat, c’est parce qu’elles savent que leur projet ne repose que sur le mensonge et la manipulation », lâche-t-il.

Et de conclure sur un ton d’avertissement :« À force de restreindre les libertés — pensée, opinion, expression, rassemblement — le lait finit toujours par déborder.»

Laguinee.info

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