Le Mouvement de résistance nationale (NRM), parti au pouvoir en Ouganda, a officiellement désigné, mercredi, le président Yoweri Kaguta Museveni comme son candidat à l’élection présidentielle prévue le 12 janvier 2026.
Cette désignation, considérée comme une simple formalité, confirme la volonté du chef de l’État, exprimée dès juin dernier, de briguer un nouveau mandat. À 80 ans, Museveni entend donc prolonger un règne entamé en 1986, malgré les appels répétés à sa retraite.
Entre héritage et critiques
À l’approche du scrutin, le président sortant met en avant les acquis de ses quarante années de pouvoir. « Lorsque nous sommes arrivés, nous savions exactement ce qu’il fallait faire et c’est pourquoi l’économie de l’Ouganda s’est redressée », a-t-il déclaré, soulignant les progrès en matière de paix, de sécurité et de stabilité économique, selon africanews.com.
Cependant, ses opposants dénoncent un exercice du pouvoir marqué par un durcissement du régime. Ils l’accusent d’avoir progressivement glissé vers l’autoritarisme, tout en rappelant que les précédentes élections ont été entachées, selon eux, de fraudes et d’irrégularités.
Un duel attendu
Pour ce scrutin, Museveni aura pour principal adversaire Robert Kyagulanyi, plus connu sous son nom d’artiste Bobi Wine. Le leader de l’opposition, figure montante de la scène politique ougandaise, entend incarner une alternative face à un dirigeant dont la longévité au pouvoir reste inédite dans la région.
À cinq mois de l’échéance, l’Ouganda s’apprête donc à vivre une nouvelle confrontation politique entre un président sortant déterminé à s’imposer une fois de plus et une opposition qui espère briser le cycle des réélections controversées.
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