À Kobikoro, petite sous-préfecture de la région de Faranah où prend sa source le fleuve Niger, l’école n’est pas une évidence. Le soleil tape sur le sol poussiéreux, et dans les ruelles, des enfants jouent, certains portant des sacs improvisés, d’autres simplement les mains vides. La plupart ne connaissent pas encore les bancs d’une salle de classe, faute de fournitures scolaires et d’enseignants suffisants.

Sur le terrain : un constat qui choque
Dans le cadre du 4e Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), un membre de l’Association Kobikoro 2.0 a sillonné la sous-préfecture. La réalité est frappante : les enfants en âge de scolarisation non scolarisés sont plus nombreux que ceux qui fréquentent l’école.

Tamba Abou Mansaré, chargé de communication de l’association, décrit la scène :
« Ma première impression a été douloureuse. Voir ces centaines d’enfants sans instruction au XXIe siècle est un danger irréparable. Beaucoup sont dans les rues, sans ardoises, sans cahiers, et parfois sans repères pour leur avenir. »
Les familles, confrontées à la pauvreté, ne peuvent fournir le minimum nécessaire à leurs enfants pour suivre l’école. La frustration est palpable chez ceux qui souhaitent apprendre mais n’ont rien pour le faire.

Des gestes concrets pour réagir
Face à cette urgence, l’Association Kobikoro 2.0 agit avec les moyens du bord. Elle a déjà :
acheté 40 litres de carburant pour abattre un arbre et fabriquer des tables-bancs ;
acquis un carton de pointes (30 paquets) ;
utilisé 4 feuilles de plafond pour fabriquer des tableaux.
Deux enseignants volontaires seront également pris en charge, rémunérés pendant 12 mois, pour dispenser les cours et encourager les enfants à rester assidus.

Objectif : scolariser 150 enfants
Pour l’année scolaire 2025-2026, l’association se fixe un objectif ambitieux mais nécessaire : scolariser plus de 150 enfants. L’un des obstacles majeurs demeure le non-accès aux fournitures scolaires de base, qui empêche des enfants motivés de suivre les cours.
Le projet prévoit de :
- Donner à chaque enfant la possibilité d’aller à l’école ;
- Mettre à disposition des outils pédagogiques essentiels, comme ardoises, livres et cahiers ;
- Sensibiliser familles et communautés pour faire de l’éducation une priorité.

Un appel pressant aux bonnes volontés
Dans un cri du cœur, Tamba Abou Mansaré lance : « Nous invitons toutes les bonnes volontés, institutions et ONG à nous rejoindre. La pauvreté ne doit pas être un frein à l’éducation. Il est urgent d’agir pour que l’année scolaire ne soit pas perdue pour ces enfants. »
L’Association Kobikoro 2.0 : au service des enfants
Regroupant des ressortissants et amis de Kobikoro, l’Association Kobikoro 2.0 œuvre pour la promotion de l’éducation, de la solidarité et du développement communautaire. Elle inclut aussi des ressortissants des villages voisins et met l’accent sur l’action concrète pour améliorer le quotidien des enfants.
Contact : Tamba Abou Mansaré, chargé de l’information et de la communication – 625597802
IAC, pour laguinee.info







