À la suite des déclarations de Cellou Dalein Diallo sur la suspension provisoire de l’UFDG, le Mouvement des Réformateurs de l’UFDG a publié, le 24 août 2025, un communiqué pour « rétablir la vérité et dénoncer les tentatives de manipulation de l’opinion ».
Selon le mouvement, « la suspension du parti n’est pas le fruit d’un ‘acharnement de l’État’ comme veut le faire croire Monsieur Cellou Dalein DIALLO, mais bien la conséquence de ses propres manquements ». Parmi ces manquements, le communiqué cite :
- l’absence de congrès dans les délais prévus par les statuts ;
- la non-transmission des états financiers exigés par la loi ;
- une direction fondée sur des résolutions frauduleuses et contestées.
Le Mouvement des Réformateurs rappelle que « le délai supplémentaire de 45 jours accordé par le MATD en mars 2025 représentait la dernière chance de se conformer à la loi. Cette opportunité a été sciemment ignorée ».
Le communiqué conteste également les affirmations de Cellou Dalein Diallo sur les décisions de justice : « Contrairement aux propos tenus par Monsieur Cellou Dalein DIALLO, aucune décision judiciaire n’a interdit le congrès de l’UFDG. Le jugement du 28 février 2025 n’a suspendu le congrès qu’à titre provisoire. Le jugement du 23 mai 2025 a clairement autorisé sa tenue ». Le mouvement souligne que « les blocages répétés sont donc exclusivement dus aux conflits internes et à la stratégie d’obstruction de la direction sortante».
Sur la crise interne au sein du parti, le communiqué pointe un clan spécifique : « Si l’UFDG traverse aujourd’hui une crise, c’est parce qu’un clan a choisi de violer les statuts, de manipuler les militants et de bloquer la vie démocratique du parti. Les congrès d’avril et de juillet 2025 ont été annulés non par l’État, mais par les calculs politiques de Monsieur Cellou Dalein DIALLO et de ses proches, soucieux de conserver le contrôle à tout prix ».
Concernant la suspension elle-même, le Mouvement des Réformateurs précise : « La décision du 22 août 2025, fondée sur l’article 25 de la Charte des partis politiques, est une mesure provisoire de 90 jours. Elle ne vise pas à exclure l’UFDG de la vie politique, mais à permettre sa remise en conformité dans la transparence et le respect des règles ». Le MATD a donc suspendu l’UFDG pour une durée de trois mois, en raison de non-conformité à la Charte des partis politiques.
Le communiqué affirme : « Le Mouvement des Réformateurs rejette les discours victimaires et trompeurs de Monsieur Cellou Dalein DIALLO, appelle les militants à ne pas se laisser abuser par des contre-vérités, et affirme que seule une réforme profonde et un retour strict au respect des textes peuvent sauver l’UFDG. Car l’avenir du parti ne peut être l’otage d’un homme et de son clan : il doit redevenir un instrument de démocratie, de transparence et d’alternance, au service de la Guinée et de ses citoyens. Le temps de la duplicité est révolu, celui du renouveau commence ».
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