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Suspension des partis politiques : l’UFDG réagit à travers son représentant à Guéckédou

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À la suite de la suspension pour trois mois de l’UFDG, du RPG Arc-en-Ciel et du PRP par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), les réactions se multiplient à l’intérieur du pays. À Guéckédou, le représentant de l’UFDG, M. Saa Frédéric Mamadouno, a exprimé son inquiétude face à cette décision qu’il juge « injuste ».

« Une interférence dans la gestion interne du parti »

Selon lui, cette suspension intervient alors que l’UFDG préparait l’organisation de son congrès. « Je trouve cette décision injuste. Depuis que l’UFDG a annoncé l’organisation de son congrès, le MATD ne fait qu’interférer dans la gestion interne de notre parti. Cela m’inquiète beaucoup. Je me demande d’où viennent de telles décisions à l’encontre d’un parti qui dispose de tous ses documents légaux et qui a le droit d’assurer sa gestion », a déclaré M. Mamadouno.

Il estime que cette mesure serait liée à la notoriété et à la représentativité de son parti : « Le pouvoir en place ne fait que piéger l’UFDG en raison de sa notoriété, de ses valeurs et parce qu’il est le plus grand parti de la Guinée. Pour moi, c’est la seule raison ».

Un appel à la transparence des autorités

Interrogé sur son message aux autorités et aux sympathisants du parti, le représentant de l’UFDG à Guéckédou a lancé un appel au dialogue et à la transparence. « Je demande aux autorités d’être transparentes dans la gestion de cette transition. Cela ne sert à rien de coincer un parti politique jusqu’à chercher à l’éliminer. C’est au peuple de choisir son futur leader. Le mieux, c’est que les autorités actuelles définissent des critères clairs pour les partis qui iront aux élections. Si cela est fait, même après les élections, il y aura la paix dans le pays. Mais si certains partis sont écartés, cela ne marchera pas », a-t-il averti.

Il a également exhorté l’État à « ne pas interférer dans les affaires internes des partis politiques » et rappelé que l’UFDG, comme d’autres formations, dispose d’un agrément délivré par l’administration. « Même si ce n’est pas par le CNRD, l’État est une continuité. Il doit donner de la valeur à ces documents », a-t-il souligné.

Des préoccupations autour du référendum

Abordant la question du référendum constitutionnel annoncé, M. Mamadouno s’est interrogé sur l’opportunité d’une campagne autour de ce scrutin. « Je n’ai jamais vu une campagne pour un référendum. C’est la Bible nationale, les textes sont déjà connus. Les préoccupations des partis politiques ne sont pas prises en compte. Normalement, il n’y a pas besoin de gaspiller le budget pour une telle campagne », a-t-il indiqué.

Un appel au calme et à la discipline

En tant que premier responsable de l’UFDG à Guéckédou, M. Mamadouno a enfin exhorté ses collaborateurs à éviter toute provocation : « J’appelle tous les responsables et secrétaires généraux à rester sereins, à éviter les troubles et les provocations. Ce ne sont pas des facteurs de développement. Restons stables et concentrés sur l’essentiel », a-t-il conclu.

De Guéckédou, Oumar Leno, pour www.laguinee.info

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